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Au 1, rue Savine à Embrun, la plaque apposée sur la maison natale de Jean-Antoine Savine rappelle son parcours. Photo Bernard Brabant
La plaque photographiée à Embrun apporte plusieurs éléments précis : Jean-Antoine Savine est né le 20 juin 1760 dans cette maison ; il fut supérieur des clercs de Saint-Sulpice à Paris et mourut lors des massacres de Septembre, le 2 septembre 1792. Il a été béatifié par le pape Pie XI le 17 octobre 1926.
Jean-Antoine Savine, enfant d’Embrun et martyr de la Révolution française (+ 1792)
Une figure de notre histoire locale, dont la mémoire demeure gravée dans la pierre.
Né le 20 juin 1760 à Embrun, dans une ancienne famille de la ville, Jean-Antoine Savine est une figure marquante de l’histoire religieuse embrunaise. Une plaque commémorative, apposée sur sa maison natale, au 1 rue Savine, rappelle son destin exceptionnel et son engagement au cours de la Révolution française.
Après ses études à Embrun, il poursuit sa formation ecclésiastique à Paris, auprès des prêtres de Saint-Sulpice. Il devient supérieur de la communauté des clercs de Saint-Sulpice, chargée notamment de la formation des futurs prêtres.
Un engagement au cœur de la Révolution
La Révolution française bouleverse profondément la vie de l’Église. La Constitution civile du clergé, adoptée en 1790, réorganise l’Église de France et impose aux ecclésiastiques un serment de fidélité. Jean-Antoine Savine refuse de prêter ce serment, ne voulant pas rompre les liens qui l’unissent à l’Église de Rome.
Dans le climat de tensions politiques et religieuses qui s’aggrave au cours de l’été 1792, les prêtres réfractaires sont particulièrement menacés. Après les événements du 10 août, Jean-Antoine Savine est arrêté et emprisonné au couvent des Carmes, à Paris, où sont détenus de nombreux ecclésiastiques.
Le massacre du 2 septembre 1792
Le 2 septembre 1792, alors que Paris est plongée dans une période de grande violence, les massacres de Septembre frappent plusieurs prisons de la capitale. Au couvent des Carmes, des dizaines de religieux sont tués par des groupes d’émeutiers.
Jean-Antoine Savine figure parmi les victimes. Il meurt ce jour-là, à l’âge de 32 ans, avec de nombreux autres ecclésiastiques qui, comme lui, avaient refusé le serment imposé au clergé.
Pour l’Église catholique, ces hommes sont devenus les martyrs des Carmes, témoins de leur fidélité religieuse dans les circonstances tragiques de la Révolution.
Une mémoire reconnue par l’Église
Le 17 octobre 1926, le pape Pie XI béatifie Jean-Antoine Savine et d’autres victimes des massacres de septembre 1792. Cette béatification inscrit son nom dans la mémoire des bienheureux martyrs de la Révolution française.
Aujourd’hui encore, la plaque de sa maison natale rappelle aux habitants et aux visiteurs le parcours de cet Embrunais, parti se former à Paris et mort au cours d’un épisode tragique de l’histoire nationale.
Préserver la mémoire de nos figures locales
À travers Jean-Antoine Savine, c’est une page de l’histoire d’Embrun qui rejoint celle de la France révolutionnaire. La plaque commémorative constitue un témoignage patrimonial précieux : elle relie un lieu familier de notre ville à une histoire qui dépasse largement ses frontières.
La faire connaître, transmettre son histoire et préserver les traces de notre passé participent à la mission de mémoire et de valorisation du patrimoine local que porte notre association l'ASEPE.
Sources historiques :
Bibliothèque nationale de France, notice biographique de Jean-Antoine Savine ;
Nominis, site de référence de l’Église catholique en France, notice consacrée au bienheureux Jean-Antoine Savine et aux martyrs des Carmes.
Diocèse de Paris — Récit d’un rescapé du couvent des Carmes : témoignage historique sur les massacres du 2 septembre 1792.
►Courriel de Monseigneur Xavier MALLE- Évèque de Gap-Embrun, le 20 septembre 2026
Monsieur le président,
Je lis toujours avec un grand plaisir votre revue d'histoire de l'Embrunais, vous en félicite et vous remercie de me l'envoyer.
Avec retard, je viens vous apporter des précisions concernant l'article de la revue d'automne 2025 intitulé : Charles de Gaulle à Embrun, et mentionnant :
" Sur le parvis, il était reçu par le curé Perrin et l'abbé Rambaud (photo).
Rappelons que ce passage "obligé" du président de la République est la conséquence de son statut de protochanoine du chapitre de la cathédrale." (Etc.)
Cette erreur du "président protochanoine de la cathédrale d’Embrun », à l’image du protochanoine de la cathédrale du Latran à Rome (lui titre toujours actuel), a pu perdurer dans le diocèse, à Embrun et dans la presse ; il est donc nécessaire de rétablir la vérité.
VOIR LE COURRIEL en entier avec les espllications circonstanciées
►L’Assemblée Générale de l’Association de Sauvegarde et d’Etudes du Patrimoine de l’Embrunais s''est déroulée ce jeudi 18 juin 2026 àEmbrun
Article paru dans le DAUPHINE LIBERE du mardi 22 juin 2026 (Marc Morbelli) :
L’importance du patrimoine historique et culturel embrunais
Jean-Paul Blanc a présidé cette assemblée générale de l’Asepe avec à ses côtés Maurice Fortoul (sur la gauche) et Hubert Delesalle. Photo Marc Morbelli
L’assemblée générale de l’Association de sauvegarde et d’études du patrimoine de l’Embrunais (Asepe) a été présidée par Jean-Paul Blanc de retour après une longue absence pour raison de santé. Il était entouré du secrétaire Maurice Fortoul et du trésorier Hubert Delesalle. L’adjointe à la culture Marie-Claude Rickebusch-Lozza représentait la municipalité, et Marc Viossat le conseil départemental.
Une centaine d’adhérents
Le but de l’association est de mettre en œuvre tous les moyens visant à assurer l’étude, la protection, l’animation, la mise en valeur et la restauration de tout élément du patrimoine présentant un intérêt historique, archéologique, ou plus largement culturel du canton d’Embrun et de contribuer à la vie culturelle d’Embrun.
L’association compte une centaine d’adhérents, et 84 abonnés à son journal trimestriel La Durance que ce soit dans sa forme papier ou sur internet. Cette publication, créée en 1872 par Adrien Jugy, a été réactualisée au début des années 1990 par Jean Vandenhove, historien local. Elle relate avec des récits l’histoire de l’Embrunais, les usages d’autrefois, et diverses informations plus actuelles en lien avec le patrimoine. Maurice Fortoul est le responsable de cette publication.
Les comptes présentés par le trésorier Hubert Delesalle sont pour 2025, en situation positive avec un résultat d’un peu plus de 1 900 euros. « Cela représente une bonne maîtrise des dépenses et recettes, et des abonnements. Notre gestion rigoureuse donne ce résultat. Il nous permet d’envisager sereinement nos projets à venir », commente le trésorier qui a assuré cette fonction pendant 10 ans et ne souhaite pas se représenter.
Les cotisations sont maintenues à leurs tarifs actuels : individuel 15 euros, couple 22 euros, bienfaiteur 50 euros, abonnement au journal La Durance 25 euros. Maurice Fortoul a présenté les activités de l’association [lire par ailleurs].
Les élus ont réaffirmé les soutiens à l’Asepe de leurs collectivités respectives et félicité les membres pour leurs actions.

►Lecture du Paysage de l'Embrunais - Jeudi 7 mai 2025
L’Asepe, association de sauvegarde et d’études du patrimoine de l’Embrunais, propose une “Lecture du paysage”. Andrée Bertrand, ex-guide conférencière et fondatrice de l’Asepe, aux côtés de Jean Vandenhove, propose de mieux comprendre ce que cachent les paysages de l’Embrunais. Cette visite permettra, grâce à des photos anciennes de constater in situ les évolutions, les changements, voire les bouleversements opérés au cours du dernier siècle.

Promenade du Roc - La quarantaine de participants attentifs aux explications d'Andrée Bertrand

►Brochure PATRIMOINE « GROUPE ET SUR MESURE » du Pays d’art et d’histoire Serre-Ponçon Guillestrois-Queyras
Désormais accessible aux membres de l'Association de Sauvegarde et d'Etudes du Patrimoine de l'Embrunais et aux abonnés à notre bulletin les numéros de LA DURANCE sont mis en ligne.
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ANNÉES 1992 à 2000 |
| ANNÉES 2001 à 2010 | |
| ANNÉES 2011 à 2020 | |
| ANNÉES 2021 et suivantes |
Prochainement d'autres numéros seront mis en ligne.... patience !
⇒ Si vous êtes membre de l'A.S.E.P.E. ou abonné à LA DURANCE, Inscrivez-vous comme membre du site web.
►Ce 12 février , anniversaire dla 1ère ascension à ski du Mont-Guillaume par Charles-Eric Widman
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Charles-Eric Widman (1860-1942) est né à Bonneby (Suède), il s’engage dans la Légion Etrangère en 1885 et il est naturalisé français en 1887. Il est ensuite affecté aux Chasseurs Alpins et arrive à Embrun en 1894. Widman s’était lié d’amitié avec Clovis Hugues, le maire Ardoin, le docteur Rossi, l’avoué Dijoud et bien d’autres notables embrunais. Pour montrer l’efficacité du ski, il est le premier à gravir le Mont Guillaume avec ses spatules, le 12 février 1897, malheureusement ses pairs invalideront sa performance, peu de temps après, en faisant l’escalade du Mont Guillaume en raquettes et bien plus rapidement. Il devra d’ailleurs quitter Embrun à cause des troubles générés avec les autres officiers qui continuaient à prôner la supériorité des raquettes. L’avenir lui donnera raison et il rédigera un livre de plus de 200 pages avec une centaine de photos sur le ski dans l’armée. Il prit sa retraite en 1908 mais il reprendra du service en 1914 et combattra sur tous les fronts. Un hommage lui fût rendu, en sa présence, en 1939 à Embrun. Une plaque commémorant son exploit est encore apposée en face de la gare sur le mur du groupe scolaire Ernest Cézanne. Le 8 février 1997, à l’occasion du centenaire de la première ascension à skis du Mont Guillaume, un évènement sportif Télécharger le N° Spécial consacré à Charles-Eric WIDMAN dans "LA DURANCE" (LA DURANCE N° 21 février 1997° Le sommaire "La montée Widman le 8 février 1997" (Photos Hubert Delesalle) |
il terminera sa carrière avec le grade de lieutenant-colonel) |
Voyage de nuit pour une extrême-onction (Embrun, 16 décembre 1724)
« Dans le meme tems qu’on sortoit de son enterrement, Claude Jellut, rentier du domaine de l’hopital scitué en Caleyere au mas de Jautelle, me vint prier de monter audit Jautelle administrer les sacrements a Anne Blanc, sa femme qui etoit fort malade.- Registre paroissial d’Embrun (Sainte-Cécile), 1724, Archives départementales des Hautes-Alpes.
- Archives départementales des Hautes-Alpes
Des portes fermées la nuit (Embrun, 12 janvier 1724)

Et a été inhumé aux Cordeliers ce 13 janvier 1724.
Présents les ecclésiastiques soussignés, les cordeliers, la confrérie des pénitents blancs. »
Source : GénéProvence






