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La ville d’Embrun a le plaisir de vous proposer une rencontre culturelle autour de Gabriel Loppé :
LES GLACIERS DE GABRIEL LOPPÉ
Par Anne Friang-Loppé de l’association « Les Amis de Gabriel Loppé »
Mercredi 23 septembre
18h - Salle de la Manutention - Gratuit
Peintre paysagiste de la haute montagne et alpiniste confirmé, Gabriel Loppé (1825-1913) était aussi photographe et voyageur. À la fois ascensionniste et artiste, il a peint les sommets alpins, les glaciers géants du massif du Mont-Blanc, du Valais et de l’Oberland bernois, leurs séracs menaçants et leurs crevasses béantes, les couchers de soleil flamboyants en montagne.
Il fut le premier peintre à installer son chevalet sur le sommet du mont Blanc pour témoigner de panoramas spectaculaires, travaillant de l’aube jusqu’au coucher du soleil.
Contemporain de l’âge d’or de l’alpinisme, il en a côtoyé les pionniers, dont il a partagé l’amitié et les courses en montagne. Il a ainsi ouvert la voie à une école de peintres-alpinistes.
La montagne a « inventé » Loppé et Loppé a « inventé » la haute montagne pour un public qui ignorait ses reliefs et jusqu’à la possibilité de son existence.
Sa fidélité à Chamonix où il installa son atelier et une galerie d’exposition a perduré tout au long de sa vie.
De son vivant, Londres a souvent accueilli ses expositions, il exposa aussi pendant plus d’une décennie au prestigieux Salon officiel à Paris, et régulièrement à celui de Genève et de Zermatt. Gabriel Loppé fut aussi un photographe de talent. Certains de ses clichés sont passés à la postérité, comme la tour Eiffel foudroyée par trois éclairs, présentée au musée d’Orsay.
L’histoire parle au futur et l’observation des glaciers au XIXe siècle avec les tableaux de Gabriel Loppé témoigne de leur recul, voire de leur disparition, et nous interroge sur les changements climatiques en cours.
Anne Friang-Loppé se consacre à remettre dans la lumière cet artiste dont elle est une descendante directe.
Dans son livre « Les glaciers de Gabriel Loppé » elle fait le choix de présenter uniquement les glaciers spectaculaires que l’artiste ne se lassait jamais d’approcher pour mieux les traduire par sa peinture, ses dessins puis par la photographie.


