Blog - ArchivesBillets du 05/2025
►Article paru dans LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ du mardi 20 mai 2025 (Bernard Brabant)
Que s’est-il passé il y a 100 ans dans l’Embrunais lors des élections municipales ?
Des élections municipales, des Haut-Alpins étourdis, une femme assommante. Voici quelques échos de l’actualité de ce mois de mai 1925, parue dans l’hebdomadaire embrunais La Durance.

La mairie école de Châteauroux au début du XXe siècle. Photo Archives départementales côte 39/0256
Le 3 mai 1925, c’est le premier tour des élections municipales. À Embrun, il n’y a qu’une seule liste. À laquelle, il faut ajouter un opposant élu à l’insu de son plein gré. Jules Rougon, le nouveau maire, succède à Léon Toussaint devenu simple conseiller. “En raison de l’augmentation incessante des affaires communales accrues chaque jour par l’application de nouvelles lois sociales”, le conseil crée un poste de second adjoint.
Élections et accusations
À Châteauroux, François Anthoine accuse Émile Lions d’avoir détourné 10 francs (1,80 € de nos jours), des sommes récoltées lors du banquet des conscrits. Faux ! répond ce dernier dans le journal. La semaine suivante, François Anthoine persiste et signe dans une tribune. En troisième semaine, La Durance refuse de publier la réponse à la réponse, “le rôle de notre journal n’étant pas celui de s’occuper des affaires personnelles qui n’intéressent nullement nos lecteurs”. Ce qui n’empêche pas Émile Lions d’être élu adjoint au maire Louis Queyras.
Sont élus maires en 1925 : Casimir Blanc à Baratier, Jean-Joseph Faure à Crévoux, Antoine Robert aux Crottes (Crots), Aimé Brès aux Orres, Jame André à Saint-André, Jérémie Bertrand à Saint-Sauveur, Frédéric Pavie à Savines, Camille Garcier à Puy-Saint-Eusèbe, André Planchu à Puy-Sanières et Jérémie Peyron à Réallon.
En ce mois de mai, les Haut-Alpins sont tête en l’air. Aux Crottes, le jeune Marcel Blanc, fermier au château, a trouvé un portefeuille avec une “certaine somme”. À Prunières, c’est un portefeuille appartenant à Monsieur Méallan, avec 6 000 francs (1 000 €). On comprend pourquoi il est surnommé l’Américain. Monsieur Para, facteur PTT, homme plus mesuré, a trouvé un double décamètre place Barthelon. On peut venir le chercher chez lui. À Puy-Sanières, Henri Chaix a perdu son imperméable caoutchouté. À Remollon, un jeune homme de 17 ans a décidé de s’exercer au tir à la carabine pour préparer le service militaire. “Il a pleinement réussi à démontrer son habileté”, note le journal, puisqu’il a tué deux poules de sa voisine.
Du côté de Réotier, “Laurent Bourcet, âgé de 36 ans, dormait profondément lorsqu’il fut frappé à la tête de trois coups de matraque par sa femme”, annonce le journal. C’est ce que l’on appelle avoir des coups de barre. Appréhendée par la gendarmerie, la jeune femme assommante a été mise en liberté provisoire. Le journaliste juge bon de préciser que “l’union ne régnait pas dans le ménage”.
►Article paru dans LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ du dimanche 11 mai2025 (Marc Morbelli)
Une exposition en hommage aux Français libres et à De Gaulle
Mercredi 7 mai, la Maison des Chanonges a inauguré l’exposition “Les Français libres et leur chef le Général de Gaulle”, un hommage aux Résistants et à leur lutte sous la direction de De Gaulle. Elle est ouverte gratuitement jusqu’au 21 juin

Chantal Eyméoud a présenté l’exposition devant le public. P hoto Le DL/Marc Morbelli
Ce mercredi 7 mai en fin d’après-midi à la Maison des Chanonges à Embrun, a été inaugurée l’exposition “Les Français libres et leur chef le général de Gaulle”. Celle-ci est présentée par la ville d’Embrun en partenariat avec l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre de Gap dans le cadre des 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale et de la victoire du 8 mai 1945.
La maire Chantal Eyméoud a effectué une présentation de cette exposition constituée de divers objets, documents, photographies, et 27 panneaux explicatifs mis à disposition par l’Onac VG. Elle retrace l’épopée de ces soldats, avec ou sans uniforme, des armées de terre, mer, et de l’air ou agents de la France libre qui, à partir de l’été 1940, répondirent à l’appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle.
Cette exposition rend également hommage à cet homme qui ne se résolut jamais à la défaite face à l’Allemagne nazi, et a tous ces hommes et femmes dont les ralliements ont été tout d’abord individuels, puis collectifs, métropolitains, puis ils vinrent de toutes les parties de la France d’outre-mer et des colonies.
Perpétuer un devoir de mémoire
Cette exposition vous transporte dans cette funeste et terrible époque où la Seconde Guerre mondiale fit entre 1939 et 1945, 23 millions de pertes civiles et 11 millions de combattants. La France n’aurait jamais pu se relever de la débâcle de 1940, sans la volonté, l’engagement héroïque, la détermination militaire, et l’envergure politique de Charles de Gaulle à ce moment-là. Il a été reconnu par Winston Churchill, premier ministre britannique, comme “le chef des Français qui continuent la guerre”. Cette exposition permet de perpétuer le souvenir de mémoire en œuvrant inlassablement auprès des plus jeunes générations. Elle repose sur la mémoire, l’histoire et la citoyenneté. Marie-Claude Ryckebush-Lozza a lu un texte de son père qui a connu la déportation en Allemagne.

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►ASEPE - Photos - Expositions : Journée Nationale des Véhicules d'Époque