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Blog - ArchivesBillets du 05/2024

►Article paru dans LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ du lundi 20 mai 2024 (Bernard Brabant)
 

 Il y a 100 ans mourrait l’ingénieur Gilbert Planche, arrière-grand-père de Carla Bruni

Le 11 mai 1924, après une campagne houleuse dont l’hebdomadaire embrunais La Durance se fait l’écho, Gilbert Planche est réélu député. Il meurt 13 jours plus tard. Même s’il fut parfois controversé, c’est à cet ingénieur de génie que L’Argentière-la-Bessée doit son développement économique.


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Gilbert Planche. Il y a 100 ans, à peine réélu député, il meurt après une campagne électorale.  Photo Assemblée nationale

En mai 1924, pour les élections législatives, les Haut-Alpins doivent élire trois députés. Le 2 mai, le théâtre accueille une réunion des candidats “républicains de gauche” : Paul Caillat, député sortant, Pierre Cot et Maurice Petsche. Ils sont soutenus par le sénateur Bonniard. L’ancienne église Saint-Donat est remplie. Paul Caillat rend compte de son mandat “souvent en termes heureux”, écrit La Durance. Monsieur Petsche fait ensuite un “magistral exposé sur la situation économique de notre département”. Quant à Monsieur Cot, “sa réputation est bien trop établie pour que nous ayons à faire ici son éloge”.

Mais dans la salle se sont invités les trois candidats du Cartel des gauches : Léon Cornand, Louis Cluzel et Gilbert Planche, député sortant.

Pour le journal, si les trois candidats républicains ont évité “de prononcer à l’égard de leurs adversaires une seule parole injurieuse“, côté Cartel des gauches, il n’en est pas de même : le citoyen Cluzel “injurie grossièrement le vénéré sénateur Bonniard”, qui le traite de menteur. Le dénommé Cluzel “chancelle ; la riposte le surprend”, raille le journaliste qui ajoute : “Si on les touche si légèrement que ce soit, ils crient comme des putois”. On a compris pour qui penche l’hebdomadaire, très confiant dans son pronostic : le Cartel sera écrasé “aussi bien à Gap et à Briançon qu’à Embrun. […] leur bluff ne trompe personne”.

Raté : le 11 mai, les trois candidats du Cartel sont élus avec 55 % des voix. Le lendemain, Gilbert Planche fait un malaise et meurt quelques jours après, à 58 ans. L’hebdomadaire avait soutenu le candidat Gilbert Planche, trois ans auparavant.

Arrière-grand-père de Carla Bruni

Homme d’affaires, Gilbert Planche fut controversé. Il a dû verser 600 000 francs d’amende (630 000 €) à l’État pour des marchés non tenus. Il a construit des lignes de chemin de fer en Afrique avec procès à l’appui, ainsi qu’en France. Il gagne un procès contre le conseiller général Valentin Chabrand qui l’avait accusé d’avoir versé des pots-de-vin lors de la construction du fameux viaduc de Chanteloube. Mais c’est un ingénieur précurseur. L’Argentière-La-Bessée lui a dressé un monument, car la ville lui doit sa centrale électrique qui permettra de construire une usine d’aluminium dès 1909. Gilbert Planche est par ailleurs l’arrière-grand-père de Carla Bruni, la femme de Nicolas Sarkozy.

Publié le 25/05/2024 17:30  - aucun commentaire - |     |

►Article paru dans le DAUPHINE LIBERE du dimanche 19 mai 2024 (Marc Morbelli)

« Savoir d’où l’on vient pour bien vivre aujourd’hui »


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René Martel (premier à gauche) représentait le Félibrige maintenance de Provence 04 et 05, l’association qui promeut le provençal. Photo Le DL /Marc Morbelli


 

René Martel était présent en tant que représentant du Félibrige maintenance de Provence 04 et 05, l’association qui promeut le provençal. « Le Félibrige est très heureux et fier de voir honorer Frédéric Mistral pour les 110 ans de sa mort et les 170 ans de la création du Félibrige, a-t-il indiqué. Nous sommes la plus ancienne association de promotion du provençal. C’est un très grand plaisir de voir les félibres tenir une grande place, ici, dans les Hautes-Alpes. C’est remarquable. Frédéric Mistral était un grand poète, prix Nobel de littérature en langue régionale. Pour lui, la langue et la culture, c’était très important. Et c’est primordial de faire voir et savoir d’où l’on vient pour bien vivre aujourd’hui. Sa disparition en 1914 a été cruellement ressentie. » Le Félibrige attribuera très prochainement le label “Cité mistralienne”, annonce-t-il sans pour autant dire qui sera désigné. Embrun, peut-être ?

Publié le 19/05/2024 11:31  - aucun commentaire - |     |

►Article paru dans le DAUPHINE LIBERE du dimanche 19 mai 2024 (Marc Morbelli)

Frédéric Mistral au cœur d’une exposition dédiée au provençal

Jeudi 16 mai, en fin d’après-midi, l’exposition “Frédéric Mistral et les Alpes” a été inaugurée à la maison des Chanonges.


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Les enfants de l’école municipale de musique et danse d’Embrun ont chanté en ouverture du vernissage de l’exposition. Photo Le DL /Marc Morbelli

 

Frédéric Mistral, écrivain et poète, s’exprimait en Provençal. Chantre de la Provence, il est devenu un personnage emblématique de celle-ci. Né le 8 septembre 1830, à Maillane (Bouches-du-Rhône), il y décédera le 25 mars 1914. Il a été fait chevalier de la Légion ‘'honneur en 1863 et a remporté le prix Nobel de littérature en 1904 pour son œuvre Mirèio. Il a créé en 1854 le Félibrige avec quelques autres écrivains et poètes. Il s’agit, encore aujourd’hui, d’une association qui œuvre pour la sauvegarde et la promotion de la langue, de la culture et de tout ce qui constitue l’identité des pays de langues d’oc et provençale. Voici l’objet de cette exposition présentée à Embrun.

De tout temps, des liens étroits ont existé avec les Alpes et ses poètes, en particulier la ville d’Embrun avec Auguste Thouard et Clovis Hugues. Un hommage leur est rendu avec cette exposition. Elle est complétée avec des costumes traditionnels des Hautes-Alpes.

La Ville candidate pour obtenir le label “Cité mistralienne”

Lors du vernissage, les enfants de l’école municipale de musique et danse d’Embrun, dirigée par Stéphane Delval, ont interprété deux chants : Vivre ensemble et l’hymne provençal La Coupo Santo. Le représentant du Félibrige maintenance de Provence René Martel était présent, ainsi que de nombreux félibres haut-alpins venus en costumes, dont le majoral haut-alpin du Félibrige Michel Desplanches, recteur du sanctuaire de Notre-Dame du Laus.

À la suite de la visite de l’exposition à la cure, ont été prononcés les discours. Chantal Eyméoud, maire d’Embrun, en a profité pour indiquer que la commune était candidate au label “Cité mistralienne” [Lire par ailleurs]


Exposition visible jusqu’au 31 août prochain, selon les horaires suivants : en mai et juin du mercredi au samedi, de 15 à 18 h, et en juillet et août, du mardi au dimanche, de 16 à 19 h. Fermée les jours fériés.


Publié le 19/05/2024 11:30  - aucun commentaire - |     |