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Texte à méditer :   "L'âme d'Embrun c'est son Histoire, et l'Histoire se fait jour après jour"   Emile Escallier
 
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Blog - ArchivesBillets du 06/2023

►Article paru dans LE DAUPHINE LIBERE du lundi 26 juin 2023 (Par Bernard  Brabant)
 

À Crots, comment la pompe à incendie fonctionne… cent ans après !


Depuis plus d’un an, les bénévoles de l’association de sauvegarde du patrimoine de Crots (Aspec) ont restauré la pompe à incendie de 1924. Explications.


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L'eau est amenée par une chaine humaine qui se passe les seaux. Elle est versée dans la cube à travers des panoersqui jouent le rôle de filtre. La pope est actionnée par des bras de balancier. Comme pour amener les seaux, la population est mobilisé pour se relayer. (Photos Le DL/Bernard Brabant)


Les habitants de Crots ont assisté au “retour de la pompe dans son abri”, ce week-end. La pompe à incendie de 1924 marche parfaitement, puisque les Crétorins ont été invités à se joindre à la manœuvre pour assister des pompiers habillés d’époque. La pompe est alimentée par une chaîne humaine qui se passe les seaux d’eau que l’on vide dans une cuve en cuivre. Quatre volontaires actionnent les bras du balancier pour refouler sous pression l’eau dans un tuyau. Le jet monte tout de même à une dizaine de mètres de hauteur


►Elle était utilisée pour limiter la propagation
 

« Si elle n’était pas très efficace pour éteindre l’incendie, cette pompe était surtout utilisée pour empêcher le feu de se propager aux autres bâtiments », souligne Jeanine Riou, présidente de l’Aspec. Une pompe utilisée jusqu’aux débuts des années 1960.

Ce dimanche, l’engin a réintégré – en grande pompe – son abri datant de 1932, restauré pour l’occasion également par l’Aspec. On peut observer ce patrimoine sur la gauche de la route allant à la Montagne, au niveau du hameau des Catalans.


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La pompe est prévue pour être attelée à un cheval. Le plus souvent, elle était tirée vers le lieu de l'incendie par des hommes, faute de bêtes disponibles.
 

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La pompe est remisée dans l'abri qui a été ainsi rénové.
On peut l'admirer par les fenêtres. Des panneaux explicatifs sont affichés.

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La pompe permet de faire un je d'eau.
Avant, on jetait au plus près des seaux d'eau directement sur l'incendie.


 

Publié le 28/06/2023 10:02  - aucun commentaire - |     |

 Le Lions club remet un chèque à la commune pour la cathédrale
 

Le Lions club Embrun - Val de Durance, dans le cadre de ses actions de sauvegarde du patrimoine, a remis mardi 13 juin un chèque de 3 000 euros à Chantal Eyméoud, maire d’Embrun.


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Un nouveau chèque de 3 000 euros a été remis par le Lions club Embrun Val de Durance pour la fresque de l’Annonciation de la cathédrale Notre-Dame du Réal. ( Photo Le DL /Marc Morbelli)


La cathédrale Notre-Dame du Réal, joyau d’Embrun, fait l’objet d’une rénovation de sa façade ouest et de son clocher. Le Lions club Embrun Val de Durance a remis une contribution de 3000 euros à la maire Chantal Eyméoud devant le porche aux lions de la cathédrale. Aurore Zyga, vice-présidente du Lions club, était accompagnée de plusieurs membres de l’association. Christian Parpillon, 2e  adjoint en charge de l’urbanisme et des travaux, Jehanne Marrou, adjointe à la culture et au patrimoine et Guy Baumstark, directeur de cabinet de la mairie, étaient également présents.


Le Lions club vient ainsi apporter son soutien à la rénovation de la fresque de l’Annonciation datée du XVe  siècle et située dans le tympan de l’entrée ouest de l’édifice religieux. Par convention avec la commune, il contribue à hauteur de 9 000 euros pour cette œuvre d’art. Le 1er  décembre 2020, en effet, une première contribution de 3 000 euros avait été versée et la troisième interviendra dans quelques mois.
 

►L’université d’été Lions de la musique revient en juillet
 

« Cette contribution pour notre cathédrale est un geste fort de la part du Lions club et de ses membres, a commenté Aurore Zyga. Cet argent provient de diverses actions sur le territoire pour lesquelles chaque bénévole s’investit. Nous économisons et pouvons ainsi participer à la sauvegarde du patrimoine. Nous contribuons aussi à l’animation de la cathédrale en organisant des concerts comme avec notre université d’été Lions de la musique. Le concert d’ouverture se tiendra le 23 juillet prochain. »


►Article paru dans LE DAUPHINE LIBERE du samedi 17 JUIN 2023 (Marc Morbelli)

Publié le 17/06/2023 10:05  - aucun commentaire - |     |

►Article paru dans LE DAUPHINE LIBERE du lundi 5 juin 2023 (Par Marc Morbelli)
 

Avec leur descente de la Durance, les Radeliers remontent le temps


La ferveur et la passion populaire pour encourager l’atypique descente en radeaux ont fait de la 23e reconstitution historique un véritable succès.


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Les Radeliers de la Durance juste avant le départ de Saint-Clément-sur-Durance. (photo Le DL/Marc MORBELLI)


Après la descente entre L’Argentière-la-Bessée et Saint-Clément-sur-Durance le samedi, ce dimanche était consacré à celle menant les radeliers le long de la digue du plan d’eau d’Embrun.
 

► Malgré la pluie, le public présent

Leurs embarcations, comme à l’époque pour transporter le bois, ont vogué via la vague du Rabiou, à Châteauroux-les-Alpes, et emprunté le passage toujours délicat du Pont-Neuf et de la vague de la Clapière. Ce week-end, le débit suffisamment important de la Durance a facilité la navigation, même s’il est toujours très difficile de manœuvrer ces radeaux. Les eaux de la Durance sont piégeuses et ne se laissent pas dompter facilement. Les rochers, qui affleurent parfois par endroits, n’ont pas créé d’écueils et les quatre bateaux sont descendus plus rapidement qu’à l’accoutumée : les équipages maîtrisant bien les flots qui les ont emportés ce dimanche.
 

Malgré la pluie, le public a répondu présent : curieux de voir la fameuse descente de ces radeaux de bois, dont le plus long mesure 13 mètres. Les familles, patientes, ont chaleureusement applaudi et encouragé les participants à leur passage. La passion populaire pour les Radeliers ne se dément pas.
 

Cette année, l’association des Radeliers de la Durance a dignement fêté le 30e anniversaire de sa création, en dégustant notamment un immense gâteau confectionné par Aurore Ziga. À leur arrivée au plan d’eau d’Embrun, les soutiens institutionnels de l’association étaient là.

« Les deux journées se sont très bien passées, se réjouit Guillaume Legros, le président des Radeliers de la Durance. Tout au long de l’année, avec les différentes étapes de préparations, nous avons tout fait pour réussir cette 23e reconstitution historique. Nous sommes donc très heureux de l’avoir réussi et de voir que malgré la pluie autant de monde est venu pour nous encourager et nous suivre. Au sein de l’association, nous sommes de nombreux jeunes, notre volonté est de pérenniser cet évènement. »

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Un radeau passe au Pont-Neuf, parfois l'eau recouvre tout. (photo Le DL/Marc MORBELLI)
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Le radeau le plus long, 13 mètres, s'élance sur les flots tumultueux de la Durance. (photo Le DL/Marc MORBELLI)
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Passage réussi d'un radeau à la vague de la Clapière à Embrun. 
(photo Le DL/Marc MORBELLI)
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Il y avait du monde pour le départ malgré le temps maussade et pluvieux. (photo Le DL/Marc MORBELLI)

Publié le 06/06/2023 10:43  - aucun commentaire - |     |

►Article paru dans LA PROVENCE du samedi 20 avril 2019 (Par Tanguy COHEN)
 

Embrun : la vie tragique des Notre-Dame


Le clocher de la cathédrale Notre-Dame d'Embrun était partiellement détruit au milieu du XIXe siècle


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Le clocher et la flèche de la cathédrale d'Embrun sont comme un phare juché sur le rocher. (Photo M.R. LA PROVENVE)


Le 18 juin 1852, à 14h30, la foudre tombait sur le clocher de la cathédrale. La flèche, haute de 16 mètres, était coupée en deux et renversée. Des débris sont alors tombés à l'intérieur du clocher et sur le sol entourant le clocher. Certes, les dégâts occasionnés à Notre-Dame de Paris il y a quelques jours sont d'une autre gravité que ceux subis par Notre-Dame d'Embrun jadis. Néanmoins, le rapprochement entre ces deux événements n'est pas injustifié ; ils ne sont évidemment pas de la même ampleur et ont touché deux cités très différentes.

Rappelons qu'Embrun fut à sa manière une capitale puisque durant 15 siècles elle fut une métropole religieuse dont les archevêques ont longtemps possédé aussi un pouvoir temporel important.
 

"Cet accident a compromis très gravement toute l'église"
 

L'inspecteur général des monuments historiques, Prosper Mérimée (l'écrivain), chargea l'architecte Pierre Manguin de visiter la cathédrale et d'évaluer le montant des travaux. Le 4 février 1854, il rendait son rapport dont suivent des extraits : "L'église de N.-D. D'Embrun est un édifice très remarquable du XIIIe siècle, que son style gothique distingue parmi tous les monuments de cette partie de la France. Cet accident a compromis très gravement toute l'église." À Embrun comme à Paris, la destruction d'une partie de l'édifice met en péril l'ensemble. "L'ensemble des charpentes effondrées, cela ne fera pas de bien aux voûtes, et cela crée un choc mécanique important", a déclaré après l'incendie Benjamin Mouton, ex-architecte en chef de N.D. de Paris.
 

Mérimée décrivait ainsi le clocher : "Une hauteur de 34m68, une largeur de 8m80 et couronné par une flèche de 16 m de hauteur environ. Ses murs ont une épaisseur de 1m30. Notre-Dame d'Embrun détient en outre une originalité ; au lieu d'avoir construit ce clocher énorme (près de 4 000 tonnes, ndlr) en hors oeuvre, comme dans la plupart des cathédrales italiennes, ou à Moustiers-Sainte-Marie, les constructeurs d'Embrun, avec une belle témérité, l'ont établi de deux côtés sur les murs d'angle de la cathédrale et, d'autre part, sur deux arcs qui ont eux-mêmes leurs points d'appui communs en porte à faux. Cette situation périlleuse avait provoqué des tassements inquiétants avant même la catastrophe de 1852".


M. Manguin qui a examiné l'édifice était étonné que les vices énormes de cette disposition n'aient pas déjà amené la ruine de la tour.


Étonnante similitude


En 1785, le feu avait embrasé l'échafaudage lors de travaux...
 

Les travaux de reconstruction ont duré de 1858 à 1867. On a mis à bas la flèche et les deux étages supérieurs qui ont été reconstruits à l'identique.
 

Les archives de la cathédrale d'Embrun nous rappellent également ce fait : Des réparations sur la flèche du clocher de la grande église sont effectuées en 1785. Pour ce faire, "il a été fait quatre échafauds" ; le feu devait prendre à ces "échafauds, occasionné par le charbon allumé, dont on avoit besoin pour souder le fer-blanc...". Une étonnante similitude possible pour les deux Notre-Dame, à 234 années d'intervalle !

Publié le 03/06/2023 16:47  - aucun commentaire - |     |