Blog - ArchivesBillets du 05/2023
►Article paru dans le Dauphiné Libéré du mardi 23 mai 2023
Une exposition qui en apprend long sur l'école d'autrefois
La ville d’Embrun propose à la Maison des Chanonges, rue de l’Archevêché, une exposition gratuite jusqu’au samedi 4 novembre consacrée à l’école d’autrefois. Cette exposition est le fruit d’un partenariat avec l’Association de sauvegarde et d’études du patrimoine embrunais, l’association La Muande, les écoles d’Embrun, la maison de retraite des Chanterelles, Croc’Loisirs et différents collectionneurs.
Le vernissage de l’exposition sur l’école d’autrefois s’est déroulé ce mardi soir en présence de Wiebke Silve, adjointe aux affaires scolaires et périscolaires et Jehanne Marrou, adjointe à la culture et au patrimoine. Une bonne trentaine de personnes a assisté au lancement de l’exposition. Les élues ont chaleureusement remercié les personnes ayant mis à disposition objets et documents et les personnels communaux pour leur travail de mise en place.
► L’occasion de partager des souvenirs
Pupitres d’écoliers avec encriers en porcelaine, estrade et bureau de l’instituteur ou institutrice, tableaux noirs, de nombreux documents tels que des cartes géantes de géographie, histoire, leçons de choses, sciences naturelles, photos et descriptifs d’époque, livres, cahiers, carnets de notes, instruments de musique, projecteurs de films : de multiples trésors ont été, rassemblés pour un beau voyage dans le temps. Les souvenirs de cette partie d’enfance sont vite revenus à la surface chez certains.
Pour d’autres, « c’est un grand plaisir de redécouvrir ce que fut l’école d’alors, de revoir ce qu’elle nous a apporté, appris ». Ce patrimoine est un moment à partager en famille. Les plus âgés pourront partager avec les plus jeunes leurs souvenirs de cette époque où il n’y avait ni informatique, ni téléphone mobile, où tout se passait au tableau noir et dans les cahiers sur lesquels il fallait bien écrire avec les plumes sergent-major. Avec l’encre, il fallait réaliser de jolies lettres avec pleins et déliés, puisqu’il n’y avait pas non plus de stylo à bille.
Horaires : - de mai à juin et de septembre à novembre du mercredi au samedi de 15 à 18 h. - en juillet et août du mardi au dimanche de 16 à 19 h. Fermée les jours fériés.
Visites guidées : les jeudis du 20 juillet au 10 août à 16 h ; le dimanche 17 septembre à 10 h et les jeudis, du 26 octobre au 2 novembre, à 14 h 30.
Régulièrement, nous reprenons des nouvelles de l'hebdomadaire embrunais La Durance, que l'on peut consulter en ligne sur le site des Archives départementales des Hautes-Alpes.
Il y a 100 ans, le monument aux morts de la cathédrale d'Embrun était inauguré.
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Le monument aux morts de la cathédrale. |
C’est une des nouvelles que publie l’hebdomadaire embrunais La Durance , en mai 1923. Nous sommes cinq ans après la fin de la Première Guerre mondiale. Le 13 mai 1923 est inauguré le monument à la mémoire des victimes de la guerre, dans la cathédrale d’Embrun. Un monument à base de recyclage : le tombeau de l’autel provient de l’église de Sisteron. Les gradins sculptés, le tabernacle et le petit retable à colonnettes qui le surmontent sont autant de débris d’un ancien autel de la cathédrale.
Le dimanche 27 mai 1923, comme dans toutes les villes, on fête le centenaire de Louis Pasteur, le savant qui a permis de combattre la rage. En 1895, dix ans après la mise au point de son vaccin, une habitante d’Embrun avait mis son piano en loterie pour que la ville puisse acheter de ces précieux sérums.
On apprend que “très prochainement, pour cause d’agrandissement et d’améliorations, la pharmacie Masson (ancienne pharmacie Arduin) sera transférée rue Clovis Hugues (en face la place aux Herbes)”. Une pharmacie qui s’appelle maintenant “du Mont Guillaume”. À noter que Messieurs Arduin et Masson sont deux anciens maires.
Autre bonne nouvelle : Monsieur Rouvière, célèbre “oculariste”, sera de passage à l’hôtel Moderne. Il guérit des problèmes de surdité et surtout de vue, grâce à ses yeux artificiels. “L’application en sera faite immédiate et sans douleurs”, promet-il. On s’en félicite.
Quant à Madame Julia, elle vante son “Emplâtre bleu” qui fait des merveilles. Le seul remède, assure-t-elle, pour les retours d’âges de ces dames et les constipations chroniques.
► L’heure d’été rétablie
Le Sénat vote de justesse le passage à l’heure d’été qui est ainsi rétablie. Le bien-fondé de cette mesure faisait déjà polémique à cette époque.
Le directeur des PTT (La Poste d’alors) rappelle que dans les villages dépourvus de bureau de poste, le facteur fait à domicile “l’émission et le paiement des mandats, le dépôt des objets à recommander, l’expédition des télégrammes, les versements et le remboursement à la Caisse nationale d’épargne, le règlement des livrets…”. Il regrette que les villageois n’y pensent pas assez. Sur ce dernier point, on ne peut pas dire qu’en 100 ans, on ait fait des progrès…
Les différents ouvrages de Jean Soulier
Jean Soulier, chasseur de montagne, écrivain et philosophe comme il aimait à le faire remarquer était bien connu dans sa région des Hautes Alpes.
Le 27 janvier 2017, à l’âge de 88 ans, Jean Soulier nous quittait, cet homme affable, personnage haut en couleur et proche de la nature était aussi un passionné de lettre. Amateur d’une chasse authentique et fervent disciple de poursuites au sommet du chamois dans ses Alpes du sud, qu’il affectionnait tant, il laisse un cruel vide au sein de la petite famille d’écrivains chasseurs-montagnards.
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Ces incorrigibles chasseurs de chamois
Édition : Grenoble : Impr. Guirimand , 1978 |
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Ces sacrés vieux boucs |
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Essai philosophique montagnard 134 p. Édition : Embrun : J. Soulier , 1997 |
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Le grand kapitaldivarien ou l'histoire d'un chamois 303 p. Édition : Embrun : J. Soulier , 1991 |
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- 260 pages 16x24 - Nombreuses illustrations dont 36 en couleurs |
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IDEU RECA RUL ET MAO |
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CAHIER Numéro II |
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CAHIER Numéro III |
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RENSEIGNEMENTS : Bernard SOULIER Tél.: 06 78 84 05 77 |
►Article paru dans le Dauphiné Libéré du jeudi 4 mai 2023 - Bernard Brabant
Comment Embrun luttait contre les incendies il y a 140 ans
Voici le récit d’un incendie ordinaire qui s’est réellement passé il y a 140 ans. Tout le monde se mobilise pour qu’il ne ravage pas Embrun. Mais on ne fait pas qu’arroser les flammes.
Dimanche 27 janvier 1884, 11 h 45. Le clairon des pompiers sonne. Un incendie vient d’éclater chez la veuve Jacquet, rue Neuve (rue Victor-Maurel aujourd’hui).
Pompiers, soldats, hommes, femmes, c’est la mobilisation générale. Le feu ne doit pas s’étendre. Beaucoup de maisons ont des granges remplies de foin. Les pompiers arrivent avec leurs deux pompes à bras. Déjà, la toiture est en flammes. On amène la pompe de la compagnie des chemins de fer et celle de la maison centrale de détention. Les soldats arrivent aussi avec leur matériel. Un certain Monsieur Nave prête également sa pompe.
Quatre chaînes humaines se forment
Il faut amener de l’eau par seaux pour alimenter les pompes les plus anciennes. Quatre chaînes humaines se forment. C’est ce que rapporte l’hebdomadaire La Durance , situé dans la même rue : “L’une allant puiser de l’eau sur la place Saint-Pierre [actuellement place Barthelon, NDLR], l’autre sur la place du Tilleul, la troisième à la porte de Briançon [en haut de la rue Clovis-Hugues] et la quatrième à l’Arsenal”.
Les pompiers doivent arroser l’incendie. Mais il n’y a pas que l’eau qui coule à flots. Il faut aussi imbiber les gosiers note le journal La Durance : “Constatons enfin la prodigalité des voisins, des bureaux de La Durance , s’échappent des ruisseaux de vin, où chacun vient prendre des forces. Presque tout ce qu’Embrun possède de valide se trouve à la chaîne, il n’est pas jusqu’à nos charmantes jeunes filles qui n’aient joué leur rôle, les unes font passer de l’eau, d’autres portent un cordial quelconque aux pompiers…”
À 12 h 30, l’incendie est maîtrisé. C’est au tour de la mairie d’offrir du vin aux soldats qui ont participé à cette lutte : “Notre municipalité, en vous offrant une ration de vin, a voulu surtout vous montrer que si elle était pauvre, elle était aussi reconnaissante”, raille l’hebdomadaire.
Il avait publié une lettre ouverte quelques années avant signée par le capitaine des pompiers Rispaud : “Embrun ne possède qu’une unique pompe, déjà détériorée par de nombreux services.” Le “maigre budget” de la commune ne pouvant en payer une, Rispaud avait lancé une tombola. Grâce à la participation de chacun, aux dons du préfet Ladoucette et du député Ferrary, Embrun s’est munie d’une nouvelle pompe : “Elle se distingue de l’ancienne en ce qu’elle est pourvue d’un tuyau d’aspiration et peut ainsi se charger toute seule dans un réservoir et sans le secours d’une chaîne [de seaux d’eau]”, se réjouit le capitaine. Légère, elle est plus facile à transporter pour porter secours aux communes voisines toujours dépourvues de pompes.
Ainsi, Baratier n’en avait toujours pas quand la maison du sieur Michel a été réduite en cendres en 1884. Il a fallu attendre que les pompiers arrivent d’Embrun au pas de gymnastique avec leur pompe pour que le feu ne se propage pas.
• Bernard Brabant
Des incendies ravageurs |
Le hameau de Sainte-Catherine en 1903. Entièrement reconstruit avec l’aide d’une souscription. 20 ans auparavant, il avait été complètement détruit par un incendie qui a fait trois victimes. Photo Le DL / Archives départementales côte 21 Fi 5161 /1 |
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Un incendie est si vite arrivé. L’hiver, quand les granges sont pleines, les cheminées sont souvent allumées, on s’éclaire à la chandelle. Des flammes qui peuvent facilement se transmettre au foin, à la paille. Car beaucoup de maisons à Embrun sont des fermes avec des granges. Un incendie qui se déclare peut embraser un hameau, un village ou une ville. Les maires d’Embrun ont pris des mesures préventives comme imposer en 1848 des portes et volets sur les granges pour que les étincelles poussées par le vent ne puissent y pénétrer. En 1885, on décide d’installer dix bouches d’incendies. |
D’autres villages ont malheureusement été entièrement détruits. Dans la nuit du 21 au 22 octobre 1837 : 123 maisons ont été anéanties à Guillestre. 25 autres seront à nouveau détruites en 1847. En mai 1883, au hameau de Sainte-Catherine à Vars, 32 maisons sont complètement brûlées. Trois personnes, dont une jeune fille de 18 ans, ont péri. “La misère est profonde ; une centaine de paysans sont sans asile et sans ressources”, se désole l’hebdomadaire La Durance. Comme à chaque désastre, une vaste souscription est lancée pour venir en aide aux habitants. |
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