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►Article paru dans LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ du mercredi 16 mars 2025 (Marc Morbelli)
L’orfèvrerie, le trésor de la cathédrale qui raconte une histoire de 800 ans
Une causerie proposée vendredi a permis de découvrir le patrimoine religieux d’Embrun et plus particulièrement l’orfèvrerie, trésor de la cathédrale.
Catherine Briotet, conservatrice des antiquités et objets d’art des Hautes-Alpes (à gauche) et Lise Dhorne, animatrice culturelle de la ville d’Embrun. Photo Le DL/M.M.
La ville d’Embrun a proposé vendredi 11 avril à la Manutention à Embrun une causerie animée par Catherine Briotet, conservatrice des antiquités et objets d’art des Hautes-Alpes, et Lise Dhorne, animatrice culturelle de la ville, sur le thème “L’orfèvrerie, un trésor de la cathédrale”.
Depuis cinq ans, un important travail d’inventaire, dit récolement, a été effectué. Il sert à vérifier, à partir d’inventaires précédents, la présence des œuvres dans les collections des musées et monuments historiques, ici la cathédrale Notre-Dame du Réal à Embrun. Cette opération réglementaire est régie par la loi de 2002 et encadrée par le ministère de la Culture.
Ce travail de longue haleine prend fin, la mission du conservateur étant de mettre en protection les pièces qui ont un intérêt au titre des Monuments historiques.
Des pièces remarquables
Les objets religieux de l’édifice embrunais appartiennent à la commune depuis la loi de 1905 qui marque la séparation de l’Église et de l’État. Particularité, ces œuvres peuvent être utilisées dans le cadre religieux.
À différentes époques de l’histoire, il était de coutume de faire réaliser par des orfèvres de très belles pièces. À Embrun, le trésor est riche et luxueux dès le Moyen-Âge, et selon divers écrits, il est qualifié de richesse exceptionnelle. Un archidiocèse se devait de posséder de très belles œuvres. Mais les guerres et la Révolution sont passées par là, en même temps que les pillages. Environ 5 % des œuvres sont parvenues jusqu’à notre époque.
Embrun a perdu de sa superbe et son archevêché après la Révolution, mais la cathédrale Notre-Dame du Réal, qui vient de fêter ses 800 ans d’existence, reste un bijou d’architecture remontant au XIIe siècle.
Différents documents et photographies ont été présentés concernant la législation des poinçons de l’ancien régime et du nouveau avec leurs caractéristiques, et les poinçons les plus répandus sur le territoire, ainsi que diverses pièces d’orfèvrerie et leurs fonctions : vases sacrées, calices, patène, ciboire, ostensoirs, burettes, ampoule à huile sainte, croix de procession, reliquaires… Parmi celles-ci de nombreuses pièces sont remarquables.
En ce qui concerne l’entretien de ces objets d’arts, les protocoles sont complexes et effectués par des entreprises spécialisées.

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