Warning: include(../plugins/glossaire/conf_defaut2.inc): Failed to open stream: No such file or directory in /home/dehu2453/public_html/mobile/inc/inchead/glossaire_mob.inc on line 29

Warning: include(): Failed opening '../plugins/glossaire/conf_defaut2.inc' for inclusion (include_path='.:/opt/alt/php80/usr/share/pear:/opt/alt/php80/usr/share/php:/usr/share/pear:/usr/share/php') in /home/dehu2453/public_html/mobile/inc/inchead/glossaire_mob.inc on line 29

Warning: Undefined variable $res_group in /home/dehu2453/public_html/mobile/inc/inchead/glossaire_mob.inc on line 33

Warning: Trying to access array offset on value of type null in /home/dehu2453/public_html/mobile/inc/inchead/glossaire_mob.inc on line 33
ASEPE

Accueil  Blog  Nouvelles  Télécharger  Liens divers    Livre d'or 
Nouvelles

Concert de Polyphonies Corses - par Hubert le 29/04/2023 11:18

CONCERT DE POLYPHONIES CORSES

Par le groupe I Campagnoli

 

SAMEDI 29 AVRIL 2023 À 18H30

CATHÉDRALE NOTRE-DAME DU RÉAL

Libre participation

 

I CAMPAGNOLI, qui fête cette année ses trente-quatre ans d’existence, possède un répertoire qui associe des chants sacrés, des chants et musiques traditionnelles Corses, des reprises de grands standards de la chanson Française ainsi que des créations.

 

Pour continuer de faire vivre ce groupe historique, Guy CALVELLI, pilier du groupe depuis 1989, a rassemblé autour de lui Isabelle GIANNELLI (violon), Louis CRISPI (chant) et Alexis VITELLO (chants et guitare). Quant à Guy CALVELLI (chant), il assure la voix lied, reconnaissable entre toutes, ainsi que la création du répertoire et la direction des répétitions d’I CAMPAGNOLI.

 

 

AFFICHE CONCERT_redimensionner.jpg
 Mairie Embrun_redimensionner.jpg  800ans_Cathedrale.jpg Logo_ASEPE.png


►Venez partager avec nous ce bon moment musical et n’hésitez pas à diffuser l’information autour de vous !
 


Histoire de la marche, histoire marchée - par Hubert le 24/04/2023 10:43

SEHA_header.png

Conférence le 28 avril
"Histoire de la marche, histoire marchée"

par Antoine de Baecque


debaecque-dr-r-980x433.jpg


 

au-sommet-du-grand-veymont-204x300.jpgVendredi 28 avril à 18h

Salle de la Cinémathèque de Montagne

7 bis Rue du Forest d’Entrais – GAP


Vous vous souvenez sûrement de sa conférence en « visio » sur les crétins des Alpes!

 

Antoine de Baecque revient pour nous parler cette fois de l’histoire de la marche…
 

La marche n’aurait pas d’histoire, contrairement à l’alpinisme, pas de héros, pas de grandes dates. Elle en a conquis une récemment, quand les historiens se sont mis à faire l’histoire des métiers marcheurs, des pionniers de l’excursion puis des collectifs de randonneurs.
 

Marcher, dès lors, a pris une signification sociale, politique, médicale, environnementale.
 

Pour l’historien, c’est également une manière de traverser les strates anciennes qui affleurent sur les chemins d’aujourd’hui, tout en affirmant qu’il a lui-même un corps “marcheur” qu’il promène à la force des godillots.
 

debaecque-dr-300x201.jpgLe conférencier: Antoine de Baecque, historien, professeur à l’École normale supérieure, est l’auteur de plusieurs livres sur la marche, dont “Écrivains randonneurs”, anthologie chez Omnibus datant de 2013 et “La Traversée des Alpes. Essai d’histoire marchée” (Gallimard, 2014).


OUVERTE À TOUS, ENTRÉE GRATUITE


VIENT DE PARAÎTRE: Les mots de l’Embrunais et du Savinois : origines et histoire, étymologies : - par Hubert le 17/04/2023 15:43

►Jean-Marie MICHEL, membre de notre association,  nous fait part de la parution de son livre :
 

Les mots de l’Embrunais et du Savinois :
origines et histoire, étymologies

(Jean-Marie MICHEL)


JMM_couverture .jpgPour retrouver les origines et étymologies de noms, tels Parpaillon, Manins, Séyères, choucas, Noiret et autres à travers les thèmes de la montagne, l’eau, les villages et lieux-dits, les activités humaines, la vie économique, la faune et la flore, etc..
 

Description de l’ouvrage : 154 pages, format 21/29, couverture souple, 14€.

Zone décrite : 12 communes :
Baratier, Châteauroux-les-Alpes, Crévoux, Crots, Embrun, Les Orres, Puy-Sanières, Puy-Saint-Eusèbe, Réallon, Saint-André-d’Embrun, Saint-Sauveur, Savines-le-Lac.

 

Plus de 1000 mots traités.

►Suite à des recherches chez de nombreux auteurs, j’ai essayé d’éclaircir l’origine de noms divers : montagnes, cols, torrents, lieux-dits, habitations, activités et métiers représentés localement, etc.
Je suis remonté aussi loin que possible : occitan, vieux français, latin, grec, celte et indo-européen, chaque fois que possible. Les linguistes n’apportent pas toujours des réponses convergentes, des lacunes ou interrogations subsistent, mais les hypothèses émises sont stimulantes…


(Jean-Marie-MICHEL est un embrunais, membre de notre association l'A
.S.E.P.E).

 

Renseignements : 04 92 43 20 91.


 


SOMMAIRE

  Avertissement – Symboles

I) MONTAGNES  (p. 6)
  1 - Introduction 
  2 - Pierre, rochers, hauteurs    
  3 - Les sommets : description visuelle
  4 - Les noms des sommets
  5 - Les cols
  6 - Divers
  7 - Boussolenc et Soleil Bœuf
II) L’EAU  (p. 29)
  1 - Torrent – rivière – Durance
  2 - Torrents
  3 - Sources et fontaines
  4 - Lacs – eaux dormantes
  5 - Canaux
  6 - Divers        
  7 - Orthographes de ‘Durance’        
III) Les LIEUX occupés ou exploités  (p. 39)
  1 - Noms de lieux liés à un aspect du paysage
  2 - Noms de lieux liés à un aspect de la végétation
  3 - Noms de lieux liés aux habitants, et à leurs activités        
  4 - Autres associations diverses
  5 - Villes et villages
IV) L’HOMME en son  MILIEU  (p. 89)
  1 - Constructions 1) Habitations  
2) Constructions diverses
  2 - Activités  1) Agricoles et rurale
2) Sports et jeux 
3) Culture
4) Loisirs et tourisme
5) Commerce et industrie
  3 - Métiers     1) Actuels
2) Métiers du passé 
  4 - Religion     1) Bâtiments
2) Les personnes, les offices
  5 - Nourriture 

 
1) Cuisine   
2) Aliments 
3) Pain
4) Pour les animaux
  6 - Flore 1) Arbres
2) Plantes sauvages    
  7 - Faune


 
1) Poissons     
2) Mammifères  
3) Oiseaux  
4) Reptiles, batraciens
5) Insectes, etc.    
V) NOMS de FAMILLES  (p. 133)
  1) Origines germaniques          
  2) Métiers     
  3) Sobriquets             
  4) Autres    
VI) Annexes  (p. 137)
  1) Des mots spécialement énigmatiques
  2) Quelques suffixes
  3) Repères : Brève introduction quant aux langues concernées
  Sources et bibliographie  [15 auteurs, plus de 42 ouvrages, 9 dictionnaires, 9 sites internet] (p. 143)
  Index1 des mots traités
  Index 2 des noms de famille
 

.

QUELQUES EXEMPLES :

► Lac REYNA (Réa).

Voici deux ou trois avis divergents.

•  Supposer une variante de ‘Renaud’ / ‘Reinaud’ (NDF) me semblait erroné a priori, par rapport à l’explication la plus simple : ‘Reyna’ pour grenouille (latin ‘rana’, cf. rainette). - En effet, le Lac Reyna, juste en dessous du col du même nom (18 m de dénivelé à peine), se trouve à 2695 m, ce qui représente à peu près la limite de présence en altitude de la grenouille rousse, seul batracien présent aussi haut. Il n’est pas exceptionnel de trouver la grenouille rousse aux abords des lacs d’altitude (L’Hivernet, etc.). L’Atlas de la faune du PNE fournit au moins une donnée de grenouille rousse à 2690 m d’altitude dans l’Embrunais (serait-ce précisément ce lac ?).

•  Cependant, selon une source locale (Réallon), il faudrait dire le lac Reynart (Laus dé Reynart), et non pas Reyna. (VER). Possible. Or, on lit peu après dans le même ouvrage qu’il y avait des grenouilles (‘grenolhas’) aux résurgences de la Confrérie, soit près du lac de la Confrérie, et pas loin du lac Reyna(rt)…

Et d’autre part, on peut lire dans le livre de Carnévalé que le lieu appelé Coste Ruinas (côtes éboulées) s’appelait Costa de Reynard en 1406 ! Le rapprochement interpelle, d’autant plus que Reyn(h)ard fut un NDF de type sobriquet (NFS), variante de ‘Renaud’ (?)…  [ ⇒ Combe des ruines p. 42 ] 

• Selon Fénié, d’ailleurs, les toponymes de type ‘Reynard’ ne font pas allusion à l‘animal, mais à des patronymes ou des sobriquets : « il est parfois difficile de faire la part des choses » (TO), en effet.
 

► Les BLEINCS (StA). 1750 : Les Blincs. 1779 : Les Blencs. NDF. Le ‘c’ final est énigmatique (suffixe –enc ?).

• Peut-être d’origine néerlandaise : de  ‘belle’ signifiant ‘cloche’ (cf. ‘bell’ en anglais), on passe au ‘bellin’ qui porte la cloche, à savoir le bélier. En vieux français, ‘belin’ était le petit bélier, le mouton (LAF); ‘belinus’ en bas latin. Cf. le personnage Belin dans le Roman de Renart. Rien à voir avec le verbe ‘bêler’. 
Le bélier était associé à la force, ou au sexe. Un verbe ‘béliner’ populaire signifiant ‘copuler’ aurait pu donner un sobriquet (Belin, Blain…) relatif à des « habitudes sexuelles », à une réputation paillarde, 
le nom de famille se transmettant ensuite au lieu-dit.
Mais aussi : « Etre belin » pouvait signifier « être sot comme un mouton ».
- Généanet mentionne un NDF ‘Blein’ qui « semble évoquer un massif montagneux » (?!), et effectue des rapprochements avec le NDF Blain.
- Un vieille citation extraite de Littré pour terminer : « belière signifie l’anneau placé au dedans d’une cloche, pour tenir le battant, et qui est en bas-latin ‘belleria’. ‘Belleria’ conduit à ‘bella’, qu’on trouve dans un glossaire avec le sens de cloche. »
 

► Coste AUSSEL (Crt). Egalement écrit « Costossel » ou « Costaussel » ; « Costossele » en 1779 
(carte de Cassini), « Costosel » au XIXe siècle. 
‘Aussel’ (aucel/ausel) pour ‘oiseau’ → latin ‘avicellus’.   [ ⇒ L’Osselin p. 77 ] 

• AF cite un Coste Ausseou à Embrun.  Ceci dit, il mentionne en complément une racine ‘aus’ = hauteur.
De nombreux lieux sont nommés en référence aux oiseaux (on trouve 40 lieux-dits « Chantoiseau », des « Canteperdrix », etc.). Cf. Chantaussel (Saint Bonnet-en-Champsaur). Oiseaux qui sont présents partout, donc pourquoi à tel ou tel endroit particulièrement ? 
RB apporte une réponse: « La référence à certains animaux [loup, grenouilles, oiseaux…] est associée à des lieux qui furent considérés comme isolés, voire sauvages au sens ancien : dans les bois lointains de la selve ». Origine comparable quant à l’important usage du nom de l’ours.
- Oiseaux présents en toponymie : les corvidés, les rapaces (aigle, faucon, épervier, buse/busard, chouettes et hiboux), puis des oiseaux plus petits : merles, palombes, perdrix,…
- Le Clot de l’Aigle, le Rocher des Cailles (Barcelonnette). Serre des Aigles (Briançon).

► PARVIS.

Vieux français ‘parevis’ → latin ‘paradisus’ → grec ‘paradeisos’ (parc, avec arbres et animaux → puis paradis) → IE ‘ deigos’ (mur, enceinte) → IE ‘deig’ (façonner ; pétrir ; maçonner).
C’est le mot latin ‘paradisus’ qui a évolué dans son acception : parc > jardin > paradis terrestre > paradis céleste. Idée générale d’un parc clos.
‘Paradisus’ a été déformé phonétiquement en ‘parvis’, désignant alors l’emplacement devant l’église, 
sans doute en passant par l’idée d’un endroit clos de nature religieuse.


Visite guidée de la ville, ce mardi - par Hubert le 16/04/2023 12:35

 Une visite guidée de la ville, ce mardi


 

une-visite-guidee-de-la-ville-ce-mardi-1681578663.jpg
Embrun, la “Nice des Alpes” et ses rues anciennes à découvrir
avec une guide conférencière ce mardi.  Photo Le DL /Bernard BRABANT

Le service patrimoine de la communauté de communes propose une visite guidée de la ville d’Embrun ce mardi 18 avril à 14 h 30.

Passages couverts, ruelles étroites et sinueuses, portes sculptées… Il y a du Moyen-Âge dans l’air. Cette cité antique fièrement perchée sur son roc est aussi une capitale religieuse jusqu’à la Révolution française. À la croisée des cultures provençales, dauphinoises et italiennes, son riche passé et ses façades colorées en font un lieu de villégiature dès le XIXe  siècle.

Rendez-vous devant la cathédrale au porche aux lions.
 


Tarifs : 6,50 €, réduit 4 €, gratuit pour les moins de 12 ans. Réservations obligatoires dans les offices de tourisme de Serre-Ponçon ou sur www.exploreserreponcon. com


 

(Article paru dans le Dauphiné Libéré du dimanche 16 avril 2023)


“Le lion de Napoléon III”– Voyage dans les Hautes-Alpes du Second Empire - par Hubert le 12/04/2023 16:38

SEHA_header.png

Conférence le 21 avril – “Le lion de Napoléon III”
Voyage dans les Hautes-Alpes du Second Empire
par Mattéo BIANCHI


napoleon-iii-par-flandrin-r.jpg


 

napoleon-iii-225x300.jpgVendredi 21 avril à 18h

Salle de la Cinémathèque de Montagne

7 bis Rue du Forest d’Entrais – GAP


Le cent-cinquantenaire de la mort de l’empereur Napoléon III est l’occasion d’entamer un voyage au cœur des Hautes-Alpes du Second Empire.

►Comment la population des Hautes-Alpes a-t-elle vécu le règne du neveu de Napoléon Ier ? La politique impériale sur ce territoire a-t-elle suffi à reconquérir une population opposée au coup d’État de 1851 ?

►Comment a été entretenue sur le département, notamment par le souvenir du «Vol de l’Aigle», une mémoire singulière ?
refuge-napoleon-300x225.jpg
►Quelle place les Hautes-Alpes ont-elles pris dans le monde politique du Second Empire ? Des carrières comme celles des députés Pascal Joseph Faure, Maurice Désiré Garnier ou Clément Duvernois, successivement députés du département au Corps législatif de l’Empire, sont-elles représentatives de la classe politique du régime ?

Matteo POTTIER BIANCHI amorce ce droit d’inventaire entre les Hautes-Alpes et un règne qu’il convient aujourd’hui de réévaluer.


                                                 medaille-napoleon-iii-hautes-alpes-300x150.jpg


Le conférencier: .Haut-alpin d’origine, Mattéo BIANCHI a rejoint Paris pour suivre un cursus en histoire au sein de Sorbonne Université. Titulaire d’un master, il prépare aujourd’hui un doctorat. Spécialiste d’histoire institutionnelle, culturelle et politique, ses travaux universitaires portent sur la Cour des comptes sous le Second Empire.


32éme Salon des Arts de la Ville d'Embrun - par Hubert le 03/04/2023 18:44

32e ÉDITION DU SALON DES ARTS DE LA VILLE D’EMBRUN

Du mercredi 19 juillet au samedi 12 août 2023

Salle de la Manutention, Espace Delaroche

 

SalonDesArts_redimensionner.jpg

 

Le Salon des Arts de la ville d’Embrun est un évènement incontournable de la saison culturelle. Cette exposition, dédiée
aux arts plastiques, est ouverte gratuitement au public durant la période estivale. Elle a pour objectif de permettre aux artistes de
faire connaître et partager leur passion avec la population locale et touristique. C’est au cœur de la cité, dans le bâtiment de
la Manutention, que cette exposition collective est ouverte aux artistes professionnels et amateurs afin de valoriser leurs
différents talents durant trois semaines.

 

► Les artistes souhaitant déposer leur candidature sont invités à remplir le dossier en pièce jointe de ce mail et à le
renvoyer
au plus tard le vendredi 14 avril 2023 au service culturel de la commune par mail ou par courrier postal.

 


Vous pouvez également retrouver le dossier de candidature en téléchargement sur le site internet de la ville d’Embrun :
https://www.ville-embrun.fr/actualites/appel-candidature-salon-arts-2023-ville-dembrun

 

Les candidatures seront étudiées avec attention par les membres du jury du Salon des Arts et une réponse sera envoyée à chaque artiste.


Mairie Embrun_redimensionner.jpg800ans_Cathedrale.jpg


Heures et malheurs des horloges d’Embrun - par Hubert le 25/03/2023 13:22

Paru dans le Dauphiné Libéré du samedi 25 mars 2021
 

DL-20230325_HorlogesMairie.jpg


L’horloge de l’hôtel de ville. Elle a possédé trois aiguilles. Deux aiguilles dorées pour donner l’heure locale et une grande noire pour indiquer l’heure de Paris.  © Photo Le DL  

Heures et malheurs des horloges d’Embrun

À l’occasion du changement d’heure, qui interviendra dans la nuit de samedi à dimanche, voici la petite histoire des horloges d’Embrun.

(Article de Bernard BRABANT © Le Dauphiné Libéré)
 

Avant le téléphone portable, avant la montre au poignet, il y avait deux moyens pour connaître l’heure, même quand il n’y avait pas de soleil. Les plus riches sortaient leur montre gousset reliée à leur poche par une chaîne. Les autres habitants jetaient un œil aux horloges publiques. Leurs carillons toutes les demi-heures, voire tous les quarts d’heure, rythmaient la vie jusque dans les champs autour d’Embrun. Censées donner la bonne heure, les horloges ont eu aussi leurs petits malheurs.
 

la-cathedrale-notre-dame-du-real-d-embrun-dans-les-hautes-alpes-et-son-horloge-photo-le-dl-vincent-ollivier-1616841855 (1).jpg
La-cathedrale Notre-Dame-du-Réal et son-horloge-photo-le-DL-Vincent Ollivier




►L’horloge de la cathédrale a été oubliée

L’horloge de la cathédrale se trouvait d’abord à la base du clocher. Le 18 juin 1852, la foudre s’abat sur le clocher. Une fois reconstruit, on s’aperçoit que l’horloge a été oubliée. Un cadran sera plaqué sur la façade 12 ans après la fin des travaux.



L’horloge de la mairie bloquée par une queue de rat

Lundi 6 octobre 1890, l’horloge sur le fronton de la mairie refuse de sonner les 12 coups de minuit. Monsieur Eydoux, l’horloger communal, découvre vite l’origine de la panne : tout ce beau mécanisme est coincé par une queue de rat prise dans un engrenage. L’animal tête-en-l’air se doutait que l’horloger lui ferait passer un sale quart d’heure. Il a préféré s’enfuir. Quitte à se séparer définitivement de son bel appendice et d’en faire don à la commune.

Cinq ans plus tôt, le conseil municipal décide d’installer une horloge avec un beau cadran lumineux. Une horloge à ses débuts riche de trois aiguilles. Deux de couleur dorée donnent l’heure locale alignée sur le soleil. Une troisième grande aiguille noire indique l’heure de Paris. Ce qui se fait dans les villes accueillant le chemin de fer. Les horaires de train sont calés sur l’heure de la capitale. En 1891, cette aiguille disparaît, puisqu’une nouvelle loi oblige toutes les horloges à s’aligner sur l’heure parisienne.

Une horloge précédente avait été achetée en 1769 à l’abbaye de Boscodon.
 

l-horloge-de-la-gare-d-embrun-dans-les-hautes-alpes-photo-le-dl-vincent-ollivier-1616841855.jpg
L'horloge de la gare d'Embrun
photo-le-DL-Vincent Ollivier

L’horloge de la gare indique l’heure pour des trains en retard

La gare, entrant en service en 1883, est munie d’une belle horloge. À l’heure de Paris ? Pas tout à fait : pour ne pas décourager les voyageurs non ponctuels, on décide partout en France que l’heure du chemin de fer serait en retard de cinq minutes sur l’heure de Paris.
 

Une souscription pour l’horloge du collège

La construction du collège (école Cézanne) met à mal les finances d’une commune en difficulté. L’horloge du nouveau bâtiment est financée par une souscription lancée en 1896.
 

L’horloge de l’hôpital illisible

En bas de ville, on peut aussi consulter l’horloge de l’hôpital aujourd’hui disparu. Enfin presque. En 1896, le cadran n’est plus “qu’une simple circonférence”. Il n’a “ni couleur, ni heures de marquées visiblement”, se plaint un lecteur du journal La Durance. Avec des horloges aux quatre coins de la ville, voilà de quoi réjouir les Embrunais les plus ponctuels. Pas du tout. “Nous souhaitons, pour l’année 1895, que les trois ou quatre horloges publiques de notre ville marchent ensemble et qu’il ne continue pas à y avoir entre elles des écarts de dix à quinze minutes. C’est gênant et troublant”, juge le journal.

C’est peut-être de là que vient le fameux quart d’heure embrunais. L’imprécision de toutes ces horloges aurait provoqué, chez certains habitants, un retard de 15 minutes.

Décalage fatal que même leurs descendants n’ont jamais pu rattraper depuis, quand ils se rendent à des réunions.


DAUPHINÉ LIBÉRÉ du jeudi 23 mars 2023 - par Hubert le 23/03/2023 12:41

Paru dans le DAUPHINÉ LIBÉRÉ du jeudi 23 mars 2023 , un article de Guillaume Faure : © Le DAUPHINE LIBERE


DL_Arnoux_Capture d’écran 2023-03-23 114910.jpgComment les agents secrets sont intervenus dans nos vallées
 

Antoine Arnoux a publié La guerre secrète dans les Alpes du Sud. Pour cet Embrunais d’origine, il y a la volonté de raconter des histoires locales souvent méconnues. En l’occurrence, celle des agents secrets britanniques, américains, français durant la Seconde Guerre mondiale.

Dl_Arnoux_Livre.jpgUne recherche personnelle peut parfois mener à entreprendre un travail de chercheur. Et à la publication d’un ouvrage ! Antoine Arnoux, originaire d’Embrun et vivant aujourd’hui près de Lyon, vient de l’expérimenter avec la parution de La guerre secrète dans les Alpes du Sud. « Je faisais des recherches sur l’Embrunais durant la Seconde Guerre mondiale, retrace ce quadragénaire. Dans des archives anglaises, je découvre que des commandos ont fait sauter le pont de Savines. C’était avec des commandos interalliés Jedburgh , composés de trois hommes parachutés en territoire(s) ennemi(s). Le rôle était d’intervenir dans des maquis, organiser des parachutages d’armes, réaliser des sabotages, prendre des informations.»

►Dans une France en guerre, le rôle du "SOE" britannique.

La toile d’informations se tisse peu à peu pour Antoine Arnoux : c’est la découverte du SOE, le Special operations executive , un service britannique d’agents secrets. Du réseau Jockey, dont les Alpes du Sud dépendent alors. De leur chef, Francis Cammaerts alias “Roger”. Mais aussi des missions de l’ Office of strategic services (OSS, qui deviendra la CIA) ou du Bureau central de renseignements et d’action sous l’égide de De Gaulle. « J’ai ainsi retrouvé les lieux de parachutages dans les Hautes-Alpes et Alpes-de-Haute-Provence », décrit l’Embrunais.
Il compulse, en anglais, les rapports officiels de mission comme les comptes rendus parfois romancés. « J’ai fait une sorte de carte chez moi. J’ai posé des questions à des historiens locaux. Et à part quelques sites spécialisés, ce n’était pas une période connue. Le grand public ne savait pas que des commandos étaient venus aider la Résistance », reprend Antoine Arnoux. L’idée du livre était née, avec pour but de « partager ce savoir ».

►Cinq années de travail personnel

Entre la première recherche et la parution du livre il y a plusieurs semaines, cinq ans se sont écoulés. L’histoire et l’archéologie ne sont pourtant pas son métier, mais il s’y consacre sans s’économiser. « Il fallait trouver toutes les informations pertinentes, traduire des tonnes de documents, retrouver les descendants de ces agents. Par exemple, la fille de Francis Cammaerts, il y a eu six mois entre mon message et une réponse », sourit l’auteur.
À ces figures méconnues, Antoine Arnoux donne un relief historique. Il met en lumière leur complémentarité avec les Forces françaises de l’intérieur (FFI). « Si le débarquement de Provence a été efficace, c’est grâce à l’action de ces maquis. Les Allemands s’attendaient à un débarquement », rappelle-t-il. Mais l’intensification des opérations et sabotages, comme le pont de Savines justement, permet d’entraver l’arrivée de renforts et les replis, appuie-t-il. Sans oublier d’autres actions au pont de Prelles (Saint-Martin-de-Queyrières), sur la route entre Montgenèvre et Briançon, au col de Larche comme sur la route Napoléon. Des trains sont visés à Veynes, des chemins de fer sabotés à Manosque.

►Le rôle des femmes mis en lumière

Les femmes sont présentes dans ces réseaux. « Elles transmettaient des messages de maquis en maquis », relate Antoine Arnoux. Elles sont locales, à l’image de l’implication de Suzanne Roos à Briançon ou de Jacqueline Bouquier entre Céreste et Reillanne. Ou internationales, comme Krystyna Skarbek, aristocrate polonaise polyglotte œuvrant pour le SOE avec le nom de guerre Christine Granville et ayant participé à la libération, à Digne-les-Bains, d’un certain… Francis Cammaerts.
Des commandos qui aideront aussi à travailler « main dans la main » avec les partisans italiens. « Une autre partie de l’histoire que l’on oublie », signale l’Embrunais. Et les descendants de ces acteurs de la guerre remis en lumière ? « Ils étaient étonnés par ma démarche. Mais honorés », confie-t-il. Du côté des éditions du Fournel, il y a tout de suite eu un engouement, souligne-t-il. En somme, une histoire secrète qui demande à ne plus l’être. Ça tombe bien : le livre trouve son public depuis sa sortie.

Guillaume FAURE (© Le Dauphiné Libéré)

►Antoine Arnoux fait partie des auteurs attendus au 8e salon du livre et du marque-page, à Laragne-Montéglin, les 1er et 2 avril.
 

 

Dans les rapports de mission de l’OSS, la future CIA…


Mission “Nancy”

« À Seyne, nous avons, à l’improviste, contacté Pauline (Christine), une agente secrète réputée. Ce qui se disait sur son charme féminin n’était pas exagéré. À Guillestre, nous avons rencontré le lieutenant Volpe de la mission anglo-américaine. Il y avait une garnison allemande de 80 hommes. Mais nous avons soupé sous leur nez et nous sommes ensuite sortis de la ville, pour passer la nuit à environ six kilomètres de là.

16 août – Au matin, nous avons continué notre périple via le col d’Izoard jusqu’à Cervières. C’était l’endroit le plus proche de la route Briançon--Montgenèvre que nous puissions rallier avec un véhicule, sans tomber sur les Allemands. Il n’y avait pas de Boches à Cervières, bien que des patrouilles vinssent régulièrement depuis Briançon. Juste avant notre arrivée dans la ville, 30 gendarmes avaient déserté la garnison allemande de Briançon pour nous rejoindre. Ils ne se sont pas révélés très fiables, et nous nous sommes retrouvés avec un important problème de nourriture sur les bras. Nous avons immédiatement cherché toutes les informations disponibles sur la route et nous avons rassemblé tous les explosifs du secteur. »


Mission “Ruth”

« En raison du temps forcément perdu par notre réaffectation, nous avons senti que nos cibles devaient être frappées aussi vite que possible. Cela a pu être fait avec l’aide humaine et les transports du Maquis. Durant les quatre nuits qui ont suivi, nous avons détruit les quatre ponts suivants, situés le long des lignes de communication ennemies dont nous avions la responsabilité : 1. le pont ferroviaire entre Sisteron et Peipin ; 2. le pont ferroviaire entre Digne et Barrême ; 3. le pont routier entre Meyrargues et Pertuis ; 4. le pont ferroviaire entre La Brillanne et Volx. Nous avons découvert, deux jours après notre arrivée à Saint-Jurs, que la voie de chemin de fer au sud dont nous avions la charge (Meyrargues-Draguignan), ne pouvait être utilisée pour du transport militaire. Nous en avons informé Alger qui l’a retiré de notre liste d’impératifs. »

Extraits traduits par Le Dauphiné Libéré des rapports de mission, issus des Archives nationales : OSS Aid to the French Resistance in World War II, fascicules 7 à 11 (72AJ/84 dossier n° 1), 1945.

DL_Arnoux_3.jpg

Francis Cammaerts alias Roger chef du réseau d’espionnage anglais Jockey dont dépendaient le 04 et 05. Photo prise à Berlin en 1945/1946. Photo de l’album familial des Cammaerts, gentiment fournie par sa fille Francis Cammaerts alias Roger chef du réseau d’espionnage anglais Jockey, dont dépendaient les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes.

Photo prise à Berlin en 1945-1946.   Photo de l’album familial
DL_Arnoux_2.jpg

Le commando des forces spéciale Jedburgh : Jean Sassi en 1944, a été parachuté dans la Drôme (vers Dieulefit). Avec ses camarades ils sont passés dans le Vercors puis sont intervenus dans le Champsaur, l’Embrunais, la libération de Gap, dans l’Ubaye et la libération de Briançon. Collection de la famille Sassi Le commando des forces spéciales Jedburgh Jean Sassi en 1944, parachuté dans la Drôme (vers Dieulefit). Avec ses camarades, ils sont passés dans le Vercors puis sont intervenus dans le Champsaur, l’Embrunais, la libération de Gap, dans l’Ubaye et la libération de Briançon.

Photo issue de la collection de la famille Sassi


Traversée et découvrir les Alpes à la Renaissance - par Hubert le 21/03/2023 18:13

Les Alpes à la Renaissance
 

Traverser et découvrir
les Alpes à la Renaissance

Exposition

du 25 janvier au 23 avril 2023

Les Alpes à la Renaissance
Rencontres & projections

Rencontres & Projections

Samedi 25 mars 2023

Affiche expo MarchAlp_redimensionner.jpg Affiche programme 25 mars 23 C1024_1_redimensionner.jpg


 

Pays_Art_Histoire.jpg    Logo_GuillestroisQyeyras.jpg Logo_SerrePoncon.png

Vient de paraître : LA DURANCE N°123 - par Hubert le 15/03/2023 16:25

LA DURANCE N°123 -  Printemps 2023



La Durance 123 internet1024_1.jpg

Pour tous nos abonnés, bientôt dans votre boîte aux lettres, en vente aussi :

SOMMAIRE 
   
1 Editorial
2 Photo : pompiers vétérans - fin 90
3 Témoignage de consuls paru en 1548
4 La chapele des Vabres de Saint-Sauveu
5 Catastrophe des Puys et Réallon
6-7 La transhumance
8-9 Comment est né le département des Hautes-Alpes
10-11 Mgr de Leyssin :
un personnage au crépuscule de Boscodon (suite)
12-13 A Boscodon, un ordre nouveau (suite)
13 Les 800 ans de N.D. d'Embrun
14 Vie de l'association
15 Le curé de Châteauroux
16 À la cantonade


Pour vous abonner et adhérer à l'association, cliquez [ICI]

►Voir aussi :  
       Toutes les pages de couverture et tous les sommaires  des numéros de LA DURANCE   de 1991 à 2022


Haut

© 2004-2024

Document généré en 0.08 seconde