À la découverte des tombes de personnages qui ont marqué la commune
Rubrique : Histoire - par Bernard_Brabant►Article paru dans LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ du jeudi 2 novembre 2023 (Bernard Brabant)

L’emplacement de ces quelques tombes. Infographie B.B.
Décédé, il fut receveur des finances. Il fut propriétaire de l’abbaye de Boscodon qu’il a sauvée de la ruine en faisant rétablir une partie de la toiture avec son propre argent.
Victor, avec son frère Louis, géra une fabrique de draps dont le gros bâtiment abandonné se trouve au Pont-Neuf, devant le Gabion actuel. Il fut conseiller général, député puis sénateur. Michel Bonniard fut maire d’Embrun.
François a fondé l’hebdomadaire républicain La Durance en 1872. Adrien puis Albert en ont assuré la relève. La tombe ne mentionne pas les épouses qui ont aussi joué un rôle. Le journal s’est sabordé en 1944. Comme tout journal ayant choisi de paraître durant la guerre, sa ligne éditoriale était forcément devenue pétainiste.
Le poète, ancien député, mort à Paris, avait choisi de se faire enterrer à Embrun dans le cimetière dont il disait : “toutes les tombes sont un jardin”. Sa tombe a été sculptée par sa femme Jeanne Royannez-Hugues qui a également sculpté le monument du jardin de l’Archevêché. Décédée en 1932, ses cendres reposent à côté de Clovis
Émile a installé avec son fils l’éclairage public électrique à Embrun. Il a construit une centrale électrique sur la Durance à l’endroit maintenant occupé par les moulins Céard. Embrun (première ville des Hautes-Alpes en la matière) et Paris ont bénéficié la même année de cette nouveauté : en 1891.
Il fut conseiller municipal pendant 30 ans et premier adjoint. Très impliqué dans la vie associative, il fut aussi capitaine des pompiers. Ses idées ancrées à gauche effrayaient les braves gens. C’est pourquoi son ami Clovis Hugues l’appelait “l’avale-tout-cru”. On a donné son nom à l’ancienne rue Neuve.
Il fut maire lorsque la maison centrale fut supprimée. Il présenta à plusieurs reprises sa démission pour protester contre une décision qui ruinait la ville. À l’issue d’un conseil houleux, il s’est battu en duel au pistolet avec Auguste Chapuzet. Après deux balles échangées sans résultat, les témoins ont déclaré l’honneur sauf.
Peut-être une des plus vieilles tombes du cimetière, appelée à disparaître. On peut lire sur la plaque qu’une des personnes est décédée en 1774.
Ce percepteur était poète, auteur. Il a dessiné la vie de tous les jours. Sa maison est dans la rue qui porte son nom.
Il fut poète, maire, avoué, avocat, mutualiste, éditorialiste, fondateur de multiples sociétés d’entraide. Sa maison est en face de la cure.
Le monument funéraire le plus ambitieux du cimetière. Auguste († 1928) fut maire d’Embrun (voir Arduin). Les deux vitres abritaient des bustes en marbre blanc de lui et de sa femme. Ces œuvres ont été enlevées, par crainte de détérioration et de vol.
Il fut maire et pharmacien. Il a transféré en 1923 dans la rue principale sa pharmacie (pharmacie du Mont-Guillaume actuelle).
Elles sont huit sœurs religieuses inhumées dans ce tombeau (entre 1927 et 1957). Ces religieuses étaient très aimées des Embrunais car elles étaient soignantes bénévoles à l’hôpital.
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