► Malgré la pluie, le public présent
Leurs embarcations, comme à l’époque pour transporter le bois, ont vogué via la vague du Rabiou, à Châteauroux-les-Alpes, et emprunté le passage toujours délicat du Pont-Neuf et de la vague de la Clapière. Ce week-end, le débit suffisamment important de la Durance a facilité la navigation, même s’il est toujours très difficile de manœuvrer ces radeaux. Les eaux de la Durance sont piégeuses et ne se laissent pas dompter facilement. Les rochers, qui affleurent parfois par endroits, n’ont pas créé d’écueils et les quatre bateaux sont descendus plus rapidement qu’à l’accoutumée : les équipages maîtrisant bien les flots qui les ont emportés ce dimanche.
Malgré la pluie, le public a répondu présent : curieux de voir la fameuse descente de ces radeaux de bois, dont le plus long mesure 13 mètres. Les familles, patientes, ont chaleureusement applaudi et encouragé les participants à leur passage. La passion populaire pour les Radeliers ne se dément pas.
Cette année, l’association des Radeliers de la Durance a dignement fêté le 30e anniversaire de sa création, en dégustant notamment un immense gâteau confectionné par Aurore Ziga. À leur arrivée au plan d’eau d’Embrun, les soutiens institutionnels de l’association étaient là.
« Les deux journées se sont très bien passées, se réjouit Guillaume Legros, le président des Radeliers de la Durance. Tout au long de l’année, avec les différentes étapes de préparations, nous avons tout fait pour réussir cette 23e reconstitution historique. Nous sommes donc très heureux de l’avoir réussi et de voir que malgré la pluie autant de monde est venu pour nous encourager et nous suivre. Au sein de l’association, nous sommes de nombreux jeunes, notre volonté est de pérenniser cet évènement. »
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Un radeau passe au Pont-Neuf, parfois l'eau recouvre tout. (photo Le DL/Marc MORBELLI) |