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Brochure PATRIMOINE « GROUPE ET SUR MESURE » du Pays d’art et d’histoire Serre-Ponçon Guillestrois-Queyras

Publié le 09/03/2026 14:49  - 1 commentaire -

Désormais accessible aux membres de l'Association de Sauvegarde et d'Etudes du Patrimoine de l'Embrunais et aux abonnés à notre bulletin les numéros de LA DURANCE sont mis en ligne.

Bandeau_LaDurance.jpg ANNÉES 1992 à 2000
ANNÉES 2001 à 2010
ANNÉES 2011 à 2020
ANNÉES 2021 et suivantes

Prochainement d'autres numéros seront mis en ligne.... patience !

⇒ Si vous êtes membre de l'A.S.E.P.E. ou abonné à LA DURANCE, Inscrivez-vous comme membre du site web.

Publié le 01/03/2026 14:49  - 3 commentaires -

►Ce 12 février , anniversaire dla 1ère ascension à ski du Mont-Guillaume par Charles-Eric Widman

 Charles-Eric Widman (1860-1942) est né à Bonneby (Suède), il s’engage dans la Légion Etrangère en 1885 et il est naturalisé français en 1887. Il est ensuite affecté aux Chasseurs Alpins et arrive à Embrun en 1894. Widman s’était lié d’amitié avec   Clovis Hugues, le maire Ardoin, le docteur Rossi, l’avoué Dijoud et bien d’autres notables embrunais.

 Pour montrer l’efficacité du ski, il est le premier à gravir le Mont Guillaume avec ses spatules, le 12 février 1897, malheureusement ses pairs invalideront sa performance, peu de temps après, en faisant l’escalade du Mont Guillaume en raquettes et bien plus rapidement. Il devra d’ailleurs quitter Embrun à cause des troubles générés  avec les autres officiers qui continuaient à prôner la supériorité des raquettes. L’avenir  lui donnera raison et il rédigera un livre de plus de 200 pages  avec une centaine de photos sur le ski dans l’armée.

 Il prit sa retraite en 1908 mais il reprendra du service en 1914 et combattra sur tous les fronts.

 Un hommage lui fût rendu, en sa présence, en 1939 à Embrun. Une plaque commémorant  son exploit est encore apposée en face de la gare sur le mur du groupe scolaire Ernest Cézanne.

 Le 8 février 1997, à l’occasion du centenaire de la première ascension à skis du Mont Guillaume, un évènement sportif
« la montée Widman » a été organisé, et se perpétue chaque année.

Télécharger le N° Spécial consacré à Charles-Eric WIDMAN dans "LA DURANCE"

(LA DURANCE N° 21 février 1997° Le sommaire 

"La montée Widman le 8 février 1997" (Photos Hubert Delesalle)

Widman.jpg
Widman (lieutenant à l'époque de la montée au Mt Guillaume),

il terminera sa carrière avec le grade de lieutenant-colonel)
montre la façon de choisir des skis adaptés à sa taille.

Publié le 12/02/2026 16:52  - 1 commentaire -

Voyage de nuit pour une extrême-onction (Embrun, 16 décembre 1724)

voyage_de_nuit_extreme-onction.jpg

« Joseph Jacob n’a pu recevoir les sacrements à cause de l’éloignement et de la rigueur de la saison. On me vint avertir le vendredy matin 15 pour luy aller administrer les sacrements et l’on pria en même tems MM. les notaires d’y monter pour recevoir son testament, mais la saison etoit si rigoureuse, les chemins si pleins de neige qui tomboit toujours avec une terrible bize qu’aucun notaire n’eut le courage d’y aller.
Je partis sur les neuf heures du matin en portant avec moy le trez St Sacrement, mais quand nous fumes a milieu chemin de Calleyere, il vint des hommes exprez nous annoncer qu’il etoit mort.
J’envoyay incessant un exprez a la ville faire sonner au clocher de la grande Eglise et faire sonner la petite clochete par la ville afin que la Confrairie du tres St Sacrement vint a la porte de la ville a la rencontre du St Sacrement que je fus obligé de raporter, a la metropolle, ou je donnay la benediction a la maniere acoutumée.
« Le lendemain samedy 16e on porta a la ville le corps dud. Jacob pour l’inhumer, les chemins etoient si mauvais que près de trente hommes qui s’ayderent a le porter resterent depuis le chateau de Caleyere jusques a la ville depuis le grand matin jusques a onze heures avant midy.
voyage_de_nuit_extreme-onction_2.jpg« Dans le meme tems qu’on sortoit de son enterrement, Claude Jellut, rentier du domaine de l’hopital scitué en Caleyere au mas de Jautelle, me vint prier de monter audit Jautelle administrer les sacrements a Anne Blanc, sa femme qui etoit fort malade.
Je partis a une heure et demy aprez midy portant le St Sacrement, accompagné d’un bon vallet et de touts ceux qui etoient venus à l’enterrement de Joseph Jacob, nous allames toujours en chantant des hymnes, des pseaumes ou en recitant le chapellet.
Nous fimes une premiere station a la chapelle de Caleyere, ou je reposay le St Sacrement pendant un demy quart d’heure, ou il fut gardé par ceux du hameau qui ne venoient pas de la ville pendant qu’avec touts ceux qui venoient de la ville, nous entrames dans l’escurie de Mathieu Blanc nous reposer un moment et reprendre haleine pour monter jusques au chateau dans le meme ordre que nous etions venus de la ville.
Nous fimes une seconde station dans la chapelle du chateau ou je reposay le St Sacrement, et nous retirames encore pour un demy quart d’heure dans l’escurie de Jean Arnoux pour y reprendre haleine car nous etions extraordinairement fatiguez.
J’avois fait porter deux bouteilles d’eau de vie avec quatre à cinq pots de vin, nous primes touts un doigt d’eau de vie ou de vin pour reparer nos forces et en prendre de nouvelles pour pouvoir aller jusques a Joutelle, ou il n’y avoit absolument aucune trace de chemin.
Comme le nuit tomboit, on se munit de toutes les lanternes qu’on put trouver, et sept hommes des meilleurs chasseurs se munirent chacun d’un fusil au cas que nous fussions attaquez par les loups, car le jour precedant le fils de la veuve de Nicolas Bonafous venant de sa maison, qui est vers Joutelle, y fut attaqué par un loup contre lequel il se deffendit quelques temps avec ses besaces qu’il portoit pleines de provisions, et enfin laissa les besaces et les provisions au loups qui s’y amusa pendant qu’il se sauva. Il auroit esté inutille de se munir de pel[l]es pour faire le chemin devant nous.
Il y avoit plus de quatre pieds de neige, mais ceux qui etoient a la tete de notre procession qui marchoit de file un a un, avoient des raquettes aux pieds au moyen desquelles ils marchoient sur la neige sans enfoncer et marquoient la trace par ce moyen, que ceux qui suivoient agrandissoient ensuite.
J’etois muny d’un grand baton ferré d’une toise de longe pour me soutenir, car en cas de chute ceux qui m’accompagnoient ne pouvoient me soutenir par les cotez, la trace etant trop etroite, mais seulement un par derriere et l’autre par devant.
Je me tenois d’une main a l’habit du premier et le dernier me tenoit ou par dessous les aisselles ou dans les mauvais endroits par dessous les fesses.
« C’estoient Joseph et Jacques Honnoré, frères, avec Champsaur, vallet de mon frere le juge.
Malgré leur secours, je tombay deux ou trois fois et ma toise s’enfonca prés de 5 pieds dans la neige.
Enfin nous arrivames et entrames dans la maison de Joutelle precisement a la nuit clause.
J’ordonnay la benediction du St Sacrement a ceux qui lavoient accompagné et je les fis rettirer dans lescurie pendant le tems que je confessay ma malade, que je communiay et a qui je donnay tout de suite la ste Extremonction.
Je fus edifié de voir tant de monde accompagner le St Sacrement dans une si mauvaise saison, dans un tems si affreux et par des chemins si difficilles.
Je comptay et j’escrivis le nom de touts, qui se monta a quarante hommes.
Ce fut un effet de la providence, car sans un si grand nombre de personnes assemblées a l’occasion de l’enterrement de Joseph Jacob, il auroit absolument esté impossible d’avoir pû penetrer jusques au domaine de Joutele administrer les sacrements a cette personne malade.
Aussy, dez quelle les eut reçus, nous nous en revinmes en Caleyere a la lueur des lanternes que nous avions porté et de fagots de paille dont nous fimes provision au Jotele et que nous alumions pour nous eclairer.
Nous revinmes avec peine, tant a cause de la nuit que de la neige qui, tombant toujours avec le vent, avoit demasqué la trace que nous avions fait en allant.
Mais nous etions si consolez d’avoir pu secourir la malade que nous vinmes toujours en chantant le Tedeum, des pseaumes et des cantiques en actions de grace.
Enfin j’arrivay au chateau de Caleyere sur les 10 a 11 heures du soir, ou je couchay.
Le landemain dimanche, j’y dis la messe et confessay et communiay plusieurs malades et infirmes, et aussy plusieurs sains, par dévotion. »
  • Registre paroissial d’Embrun (Sainte-Cécile), 1724, Archives départementales des Hautes-Alpes.
  • Archives départementales des Hautes-Alpes
Publié le 09/02/2026 10:04  - aucun commentaire -

Des portes fermées la nuit (Embrun, 12 janvier 1724)

embrun_LeRoc.jpg

À Embrun, cité archiépiscopale des Hautes-Alpes, la fermeture nocturne des portes au XVIIIe siècle répond à des impératifs de sécurité et de police sanitaire. Ce règlement strict transforme la ville en enceinte hermétique dès le coucher du soleil, isolant les faubourgs du centre urbain. En janvier 1724, cette discipline municipale se heurte à l’urgence du secours spirituel et médical. Le décès de Nicolas Bonafons, notable du hameau du Petit-Puy, met en lumière la confrontation entre la rigidité administrative des portiers et le devoir pastoral du curé, contraint de constater une agonie sans sacrements derrière les remparts clos.

« Nicolas Bonafons feu Michel du Petit-Puy, hameau de ma paroisse, ancien et bon catholique, d’une probité et d’une piété reconnues, est décédé au Petit-Puy le 12 janvier 1724 à 4 heures du matin sans pouvoir être secouru spirituellement par les sacrements de l’Église parce qu’on ne peut pas ouvrir les portes de la ville, comme étant ville de guerre.
Et a été inhumé aux Cordeliers ce 13 janvier 1724.
Présents les ecclésiastiques soussignés, les cordeliers, la confrérie des pénitents blancs. »

Nicolas_Bonafous.jpg

Source : GénéProvence
Publié le 12/01/2026 16:14  - aucun commentaire -
Publié le 29/12/2025 17:47  - 11 commentaires -

►L’Assemblée Générale de l’A.S.E.E.P.E. s''est déroulée ce lundi 15  décembre  salle Vauban à la Manution - Embrun.
 

Logo_DL.pngArticle paru dans le DAUPHINE LIBERE du lundi 24 décembre19 décembre 2025(Marc Morbelli)

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Le patrimoine : voilà un sujet qui ne cesse de nourrir les échanges, quelle que soit la période de l’année. Dans l’Embrunais, une association veille à sa préservation et sa meilleure connaissance grâce à la mobilisation de ses adhérents.


Comment ils oeuvrent toute l’année pour le patrimoine embrunais


Le patrimoine : voilà un sujet qui ne cesse de nourrir les échanges, quelle que soit la période de l’année. Dans l’Embrunais, une association veille à sa préservation et sa meilleure connaissance grâce à la mobilisation de ses adhérents.


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En l’absence du président Jean-Paul Blanc, la vice-présidente Claude Chowanietz (au centre) a présidé l’assemblée générale de l’Asepe.  Photo Le DL/M.M.

 

C’est un aléa lié à la convalescence du président Jean-Paul Blanc : l’association de sauvegarde et d’études du patrimoine de l’Embrunais (Asepe) vient, en cette fin d’année 2025, d’organiser son assemblée générale 2024. Le tour d’horizon de l’année écoulée est, lui, prévu au printemps prochain.

Cela n’empêche pas l’Asepe d’avoir une feuille de route fournie : son objectif est de mettre en œuvre tous les moyens pour l’étude, la protection, l’animation, la mise en valeur et la restauration de tout élément du patrimoine présentant un intérêt historique, archéologiqu ou culturel du canton d’Embrun. Et donc de contribuer à la vie culturelle d’Embrun.

►Le journal trimestriel, successeur d’une publication de 1872

Le dernier bilan, présenté devant des élus et une trentaine de participants, a donc fait état de 100 adhérents ainsi que 84 abonnés au journal trimestriel La Durance dans sa forme papier ou sur internet. Cette publication, créée en 1872 par Adrien Jugy, a été remise au goût du jour au début des années 90 par Jean Vandenhove, historien local. Elle relate avec des récits réactualisés l’histoire de l’Embrunais, les usages d’autrefois, et diverses informations plus actuelles en lien avec le patrimoine. La responsabilité en a été confiée à Maurice Fortoul.

Les comptes de l’Asepe étaient, à l’issue de l’exercice 2024, à l’équilibre. Appuis de l’association, la commune – par la voix de l’adjointe à la culture Marie-Claude Ryckebusch-Lozza – et le Département – par celle du conseiller Marc Viossat –, ont d’ailleurs assuré du soutien de leur collectivités respectives

Survenu en novembre 2025, le décès de Roger Cézanne, membre de l’association et ancien rédacteur dans le journal La Durance , a été évoqué et un hommage appuyé a été rendu


 

             DL_AG_Capture_2023-11-10 .jpg DL_AG_2025-12-24_095652.jpg

Publié le 25/12/2025 18:30  - 3 commentaires -

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Publié le 20/12/2025 09:42  - aucun commentaire -
Adieu Simone  -  par Hubert
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Simone était membre fondatrice en 1988 de l'Association de Sauvegarde et d'Etudes du Patrimoine de l'Embrunais dont elle fut vice-présidente et trésorière, très active au sein de notre association, elle restera dans les mémoires de tous les membres qui ont eu la chance de la côtoyer.


Jean-Paul Blanc, président de l'A.S.E.P.E. se joint à moi pour présenter à son fils Yann, sa famille et tous ses proches nos vives et sincères condoléances.


[Vous pouvez apporter vos témoignages et exprimer vos condoléances en cliquant  le lien "commentaires" ci-dessous.

Publié le 19/12/2025 08:33  - aucun commentaire -

 Dans le cadre de l'année 2025 consacrée au peintre Paul Cézanne (1839-1906),
L'A.S.E.P.E, Maurice Fortoul et René Fare ont organisé une causerie conférence :

Dans les pas de Paul Cézanne 

Cette conférence a été animée par Laure Willems, artiste peintre et auteure de la généalogie de la famille de Paul Cézanne

Livre_Willems.jpg
Page de couverture du livret de Laure WILLEMS


VOIR L'ALBUM PHOTOS DE LA JOURNÈE AUX VABRES (SAINT-SAUVEUR)

Publié le 16/09/2025 17:59  - aucun commentaire -

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